A Hal-Vilvorde, 54,2% des 13.071 demandeurs d'emploi comptabilisés en décembre 2007 ne sont pas néerlandophones. Il y a quatre ans, ce pourcentage s'élevait à 47%, révèlent des chiffres fournis par le ministre flamand Frank Vandenbroucke au parlementaire flamand Mark Demesmaeker (N-VA).
La N-VA demande que l'ONEM suspende immédiatement les demandeurs d'emplois qui ne veulent pas apprendre le néerlandais. Le parti rappelle également sa volonté de régionaliser le marché du travail. Parmi les demandeurs d'emplois non néerlandophones, 40% sont francophones. Les autres 14% ne sont ni francophones ni néerlnadophones. Par ailleurs, 76,8% d'entre eux ne maîtrisent pas du tout ou à peine le néerlandais.
Pour Mark Demesmaeker, cela explique pourquoi ces personnes ne trouvent pas d'emploi. En effet, seulement 1% des offres d'emploi à Hal-Vilvorde n'exigent pas de connaissance du néerlandais. Alors que le nombre de demandeurs d'emploi qui ne parlent pas le néerlandais augmente chaque année à Hal-Vilvorde, le nombre de personnes qui s'inscrivent aux cours de néerlandais gratuits donnés par le VDAB diminue.
En 2005, 814 chômeurs ont suivi ces cours, 737 en 2006 et 616 en 2007. Pour la N-VA, la situation à Hal-Vilvorde est intenable. "Ceux qui préfèrent rester sans emploi plutôt que d'apprendre le néerlandais doivent le faire à leurs propres frais et non au frais du contribuable", souligne le parlementaire.
"Ce n'est que si la Flandre devient totalement compétente en matière d'emploi que l'ONEM et le VDAB pourront être intégrés en une seule institution qui se chargera de l'emploi et des allocations de chômage, ainsi que du contrôle des demandeurs d'emploi. Ainsi, ceux qui refusent de suivre un cours de néerlandais gratuitement pourront être immédiatement suspendus", a-t-il ajouté. (belga)


