Discussion générale à la Chambre sur le budget 2008

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Par: rédaction
22/05/08 - 18h17

Après avoir longuement examiné mercredi les 10 sections du budget 2008, la Chambre a commencé ses travaux jeudi après-midi par la discussion générale sur ce même budget.

L'absence du premier ministre Yves Leterme, mercredi, pour le début de la discusion du budget 2008 en séance plénière de la Chambre a provoqué un incident qui a entraîné le report de la discusion générale sur ce budget à jeudi. Le débat a commencé avec l'intervention du chef de groupe Ecolo, Jean-Marc Nollet, qui a surtout axé son intervention sur les détails chiffrés et sur les dangers de dérapage si on en croit les derniers chiffres du Bureau du Plan.

Il est aussi revenu sur les chiffres des dépenses de cabinet (dépenses en personnel et pour les experts), affirmant qu'on passe de 42 millions d'euros en 2007 à 53 millions d'euros en 2008. Le secrétaire d'Etat au Budget, Melchior Wathelet, lui a répliqué qu'il faut comparer ce qui est comparable. Le chiffre 2007 est le montant effectivement dépensé alors que celui de 2008 est une provision que le gouvernement a mis en réserve pour faire face à toutes les éventualités.

Devant l'insistance de M. Nollet, le secrétaire d'Etat lui a lancé que pour le seul cabinet de la ministre Ecolo de l'Enfance en Communauté française, en 2002, les dépenses se sont élevées à 3,456 millions d'euros alors que pour le cabinet du Premier ministre on prévoit en 2008 3,361 millions d'euros.

En réponse à M. Nollet, le ministre des Finances Didier Reynders a aussi rappelé que le gouvernement se préparait à faire un contrôle budgétaire pour répondre à l'évolution des estimations des différents paramètres économiques. "On ne peut toutefois contrôler un budget que lorsqu'il est voté", a-t-il ajouté.

Le ministre a aussi cité les chiffres des recettes fiscales. Fin avril, les recettes du précompte mobilier étaient en hausse de 24pc par rapport aux estimations, les versements anticipés (y compris les intérêts notionnels) de 8,45 pc et les recettes du précompte professionnel de 5,8%. Pour le MR, François-Xavier de Donnéa a souligné qu'il "n'avait pas l'intention d'ergoter, comme M. Nollet, sur les chiffres d'un possible dérapage à venir".

"Il y a des paramètres sur lesquels nous n'avons pas de prise. Ce que je voudrais donc c'est que le secrétaire d'Etat au Budget commence dès maintenant à préparer le contrôle budgétaire et qu'on prenne éventuellement des mesures conservatoires", a-t-il ajouté.

Le MR, a encore dit M. de Donnéa, attend de ce gouvernement qu'il conduise une politique volontariste et audacieuse sur le terrain socio-économique. "Il doit apporter des réponses efficaces aux questions légitimes que se posent les citoyens quant à leur pouvoir d'achat, à leur emploi, aux conditions matérielles relatives à l'organisation de leur vie de famille et de leur sécurité", a-t-il ajouté.

M. de Donnéa a aussi stigmatisé ceux qui s'en prennent aux intérêts notionnels et donnent ainsi l'impression que la mesure n'est pas stable "alors que l'image de la Belgique auprès des investisseurs n'est pas des meilleure à la suite des péripéties politiques et institutionnelles des derniers mois". Et d'ajouter: "qu'on cesse de torpiller une mesure qui est essentielle pour les investissements et donc pour l'emploi". (belga)

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