"On s'acharne contre le PS"

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Par: rédaction
26/05/08 - 07h10

Le président du PS, Elio Di Rupo, défend lundi, dans les colonnes du journal Le Soir, la participation de son parti au gouvernement fédéral, mais exige des mesures sociales concrètes avant le 15 juillet au risque de remettre en jeu cette participation gouvernementale des socialistes francophones.

"(...) Ce gouvernement n'a pas pour unique mission de s'occuper de réformes institutionnelles, mais de réformes sociales. C'est notre exigence", insiste M. Di Rupo.

Si des mesures sociales concrètes ne sont pas prises avant le 15 juillet, notamment dans les domaines de la tarification de l'énergie, de l'emploi, des salaires et des allocations familiales, "cela posera un problème", prévient-il, indiquant que le PS "pourrait aller jusqu'à mettre en cause (sa) participation. En congrès du parti".

Et si la Flandre fait le pas de l'autonomie, "notre réponse sera d'unir Bruxelles et la Wallonie. (...) Notre cadre sera celui d'une fédération francophone", dit-il.

Elio Di Rupo se dit par ailleurs "furieux " de voir "comment on attaque le PS de manière injustifiée", alors que l'idée que le PS s'accroche au pouvoir circule depuis un certain temps.

"(...) Cette manière de nous harceler sans cesse est insupportable. Alors qu'on fait l'effort de gouverner dans des conditions difficiles et qu'on n'est pas dans le confort de l'opposition, je sens comme un acharnement", affirme-t-il. (belga)

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