"Si je suis condamné, la Belgique n'est pas une démocratie"

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Par: rédaction
26/05/08 - 07h23

"Si je suis condamné, il n'y a pas de démocratie en Belgique", estime dans De Standaard et Het Nieuwsblad l'ancien leader de la Ligue arabe européenne (AEL), Dyab Abou Jahjah, dont le procès en appel et celui d'un co-prévenu s'ouvre ce lundi devant la cour d'appel d'Anvers pour incitation publique à la révolte à Borgerhout (Anvers), en novembre 2002, après le meurtre d'un professeur de religion islamique.


Selon Abou Jahjah, condamné en première instance à un an de prison ferme en décembre 2007, "il s'agit clairement d'un procès politique, avec des preuves fabriquées contre moi. Si on accepte cela, cela signifie que la Belgique n'est pas une démocratie".


"On ne doit pas être d'accord avec mes propos, mais j'ai le droit de défendre mes idées. Mais les gens n'en sont pas encore suffisamment convaincus. Cela prouve que le racisme est bien ancré dans cette société", a-t-il poursuivi.


En cas de condamnation, l'ex-leader de la Ligue arabe européenne introduira un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme. S'il est acquitté, il compte intenter une action en justice contre l'ancien Premier ministre Guy Verhofstadt et d'autres personnalités politiques, "qui nous ont accusés de tout et n'importe quoi, sans pouvoir le prouver. C'est de la calomnie et de la diffamation". (belga)

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