Crises communautaire et congolaise au menu du Conseil restreint
Le Conseil des ministres restreint est réuni mercredi depuis 8H30 alors que le gouvernement connait des perturbations dans trois dossiers importants. Outre le traditionnel écueil communautaire, l'équipe du premier ministre Yves Leterme tente de mettre fin à la crise avec le Congo. Le bras de fer qui oppose le ministre de l'Energie Paul Magnette à Electrabel était également commenté à l'entame de la réunion.
Le premier ministre fait rapport mercredi des contacts qu'il a entrepris avec les autorités congolaises en vue de mettre fin à la crise avec la Belgique. La RDC a demandé à la Belgique de fermer ses consulats à Lubumbashi et Bukavu. M. Leterme a eu mardi un entretien téléphonique avec son homologue congolais Antoine Gizenga dont il réserve la teneur aux membres du Conseil restreint.
Le premier ministre belge n'a pu, à ce stade, établir le contact avec le président congolais Joseph Kabila. Cela peut prendre un peu de temps, a relativisé le vice-premier ministre Didier Reynders (MR). A leur arrivée au 16 rue de la Loi, plusieurs vice-premiers ministres francophones ont réitéré leur appel à "l'équilibre" des relations entre la Belgique et la RDC, rejetant cependant l'idée que Bruxelles était redevable d'excuses à l'égard de Kinshasa.
"Là n'est pas la question", a indiqué Joëlle Milquet (cdH), appelant à des relations "positives" et "pacifiées" entre les deux pays et soulignant la nécessité de se soucier de la situation de la population congolaise. Les vice-premiers ministres néerlandophones n'ont pas souhaité commenter outre mesure le dossier, renvoyant à la réunion présidée par le premier ministre.
Le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht (Open Vld) auquel les Congolais reprochent une attitude paternaliste n'a pas non plus épilogué. "Des excuses? ", a-t-il répété avant de pénétrer au "16", aux journalistes qui l'interrogeaient à cet égard. Le bras de fer opposant le ministre de l'Energie Paul Magnette à Electrabel, après la décision du géant de l'électricité de ne pas marquer son accord sur un montant de 250 millions d'euros des producteurs en guise de contribution au Trésor, a également fait l'objet de commentaires.
Le vice-premier ministre et président du MR Didier Reynders a évoqué que la gestion de ce dossier avait fait l'objet de "déclarations un peu rapides", en raison notamment du comportement quelque peu "impulsif" du ministre socialiste. M. Reynders a dit souhaiter un accord avec le secteur.
Sur le plan communautaire, le Conseil restreint fait le point sur la méthode à adopter après de nouvelles entrevues ces derniers jours avec l'opposition sp.a d'une part, Ecolo-Groen! d'autre part. (belga/7sur7)