Le Secrétaire d'Etat à la Mobilité Etienne Schouppe (CD&V) veut négocier, dans le dossier des nuisances sonores nocturnes aux alentours de l'aéroport de Bruxelles, au moins quatre nuits "calmes" d'affilée englobant le week-end, voire une cinquième dans le courant de la semaine, a-t-il indiqué mercredi en Commission de l'Infrastructure de la Chambre.
Alors qu'il avait évoqué jusqu'ici la garantie de 4 nuits par semaine sans décollages pour tous les riverains qui vivent dans les zones situées dans le prolongement des pistes, M. Schouppe a jugé mercredi qu'une cinquième nuit "calme" était même envisageable.
Outre les trois nuits du week-end, pendant lesquelles les décollages seraient interdits sur les pistes 20 et 25, une quatrième viendrait s'ajouter, avant le week-end (jeudi) pour l'une des pistes, après (lundi) pour l'autre, en cas de vent d'ouest. La cinquième nuit serait, alternativement selon la piste, celle du mardi ou du mercredi.
"Si tout le monde est suffisamment constructif, on pourrait limiter les nuisances sonores à deux nuits", a commenté Etienne Schouppe, relevant toutefois que les normes de sécurité primeraient toujours et ne donnant pas de détails sur le nombre d'heures nocturnes faisant l'objet de l'interdiction de décollage.
Concernant les trois nuits "calmes" du week-end, tant la société DHL, dont le "subhub" régional est à Zaventem, que l'Association belge des compagnies aériennes BATA et la compagnie Aeroflot semblent en accepter le principe. Il pourrait se concrétiser pour l'hiver, a indiqué M. Schouppe.
Le Secrétaire d'Etat a rappelé par ailleurs l'impossibilité selon lui de supprimer totalement les décollages de nuit à Brussels Airport, étant donné les conséquences que cela aurait sur l'emploi. "Si Bruxelles passe au rang de simple 'gateway' de DHL, cela se traduirait pas la perte de plusieurs centaines d'emplois", a-t-il assuré. (belga)


