A la suite d'une assemblée générale, les syndicats de la prison de Verviers ont déposé un préavis de grève en front commun syndical, a-t-on appris samedi auprès de Christian Miecret, délégué CGSP.
Après les émeutes qui ont eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi au sein de l'établissement pénitentiaire de Verviers, les affiliés ont eu une réunion de concertation lors de laquelle ils ont évoqué leurs doléances. Ils ont ensuite décidé de déposer un préavis de grève pour une durée de 10 jours.
Doléances
Les gardiens ont soulevé cinq problématiques qui existent au sein de la prison de Verviers et qu'ils souhaitent voir réglées. Les gardiens souhaitent ainsi la fermeture complète de l'aile 2 B, qui a été totalement détruite lors des émeutes, et ce pour la durée des réparations. Ils demandent également la diminution du nombre de détenus complets et leur passage de 256 à 200.
Ils souhaitent par ailleurs le transfert des émeutiers dans les 48 heures maximum vers d'autres établissements pénitentiaires. Mais aussi le transfert des détenus dangereux et de ceux qui sont connus pour être des habitués des tentatives d'évasions, d'autant que des travaux de démolition du mur d'enceinte de la prison sont actuellement en cours depuis environ un mois. Pour remplacer ce mur, de hautes grilles ont été prévues, une solution qui semble insuffisante pour les gardiens.
Alarmes
En outre, les gardiens demandent que toutes les alarmes dans l'établissement pénitentiaire soient rétablies car pour l'instant, ils ne peuvent communiquer un danger qu'à l'aide talkies-walkies, ce qui retarde considérablement et rend aléatoires les interventions.
Actuellement, seuls les visites et les repas sont maintenus et les principaux meneurs de l'émeute sont détenus dans des cachots. "Nous avons remis ce préavis de grève à M. Minguet, le directeur principal", a expliqué Christian Miecret. "Le directeur en référera à sa hiérarchie et nous espérons voir des solutions. Nous espérons que nos attentes seront entendues car ici, tout le personnel est dépité".


