Le nouveau gouvernement a l'obligation morale de réussir, a souligné dimanche la vice-première ministre et présidente du cdH, Joëlle Milquet, interrogée sur le plateau de Mise au point (RTBF).
Optimisme
Des défis cruciaux attendent le gouvernement en matière socio-économique et en matière institutionnelle. Une "déclaration" est attendue sur le sujet le 15 juillet, les partis flamands réclamant un accord sur les dossiers communautaires à cette date. Mme Milquet se veut lucide, a-t-elle répété: la situation n'est pas facile. Elle a toutefois fait preuve d'un relatif optimisme, malgré la coalition et la mésentente qui y règne.
"Parfois, ce sont dans les pires situations et dans les coalitions qui ne sont pas des coalitions d'amour qu'on arrive à de grandes choses. On a une obligation morale de se réussir; il y va de l'intérêt de l'Etat et de la population", a-t-elle expliqué. Aux yeux de Mme Milquet, il est temps de se mettre à discuter: le 15 juillet, c'est dans six semaines. Elle attend dans le domaine institutionnel les propositions de méthodologie que devraient soumettre cette semaine les deux ministres des Réformes institutionnelles.
BHV
Parmi les dossiers particulièrement épineux qui restent à résoudre, figure celui de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde sur le fond duquel, selon les calculs de Mme Milquet, à peine vingt heures de discussion ont été consacrées en un an. "A un moment, il faudrait peut-être tenter de discuter et ne pas perdre son temps dans des méthodes et des menus", a-t-elle ajouté. La présidente du cdH a également rappelé l'obligation d'une solution "concertée" dans ce dossier sous peine de faire tomber le gouvernement. "Sans une solution concertée, il y aura plus de gouvernement. Ca c'est bien clair!", a-t-elle averti.
Mme Milquet a par ailleurs insisté sur la fermeté sereine des partis francophones. "Les néerlandophones ont face à eux des partis qui s'entendent et essaient de s'organiser collectivement", a-t-elle fait remarquer. (belga)
- "Nous devons y arriver"


