De Gucht souhaite "la fin d'un débat stérile" avec le Congo

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Par: rédaction
2/06/08 - 10h47
MISE À JOUR

Le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht (Open Vld), a souhaité lundi la fin du "débat stérile" sur le message qu'il a adressé aux autorités congolaises - et qui a conduit à une crise diplomatique entre la Belgique et la République démocratique du Congo (RDC).

"Je ne puis que souhaiter que l'on mette un terme, en Belgique comme au Congo, à un débat stérile sur le ton de mon message", a-t-il affirmé en ouvrant les traditionnelles "journées de contact diplomatiques", qui rassemblent plus d'une centaine d'ambassadeurs et de diplomates de haut rang, rappelés pour l'occasion à Bruxelles. En guise de protestation contre des déclarations faites par M. De Gucht, le gouvernement congolais a décidé le 23 mai de rappeler son ambassadeur en Belgique, Jean-Pierre Mutamba, de fermer son consulat à Anvers et de demander à la Belgique de faire de même pour ses consulats à Lubumbashi (Katanga, sud-est) et à Bukavu (Sud-Kivu, est).

Dans le passage de son discours consacré lundi matin à l'Afrique centrale, le chef de la diplomatie belge a jugé "extrêmement dommage qu'une crise d'une telle ampleur ait pu naître de mes propos alors que personne ne conteste la justesse de mon analyse, ni du côté belge, nu du côté de la communauté internationale, ni du côté de nos amis congolais". "Que la RDC soit confrontée à un énorme défi en matière de bonne gouvernance est une réalité reconnue pas tous", a-t-il ajouté, appelant à relever ce défi "ensemble". "Un partenariat équilibré comme le souhaite le Congo sous-entend que chaque partie assume ses responsabilités", a réaffirmé M. De Gucht.

"Ma seule motivation est que la population congolaise puisse un jour connaître un niveau de sécurité et de bien-être décent. Cela me tient particulièrement à coeur", a-t-il assuré, en souhaitant la fin d'un "débat stérile" sur le ton de son message à l'adresse des dirigeants congolais. Le ministre a répété qu'il était, "conformément à la position du gouvernement", partisan d'un "dialogue constructif avec nos partenaires congolais", dans une allusion aux efforts de sortie de crise déployés par le Premier ministre Yves Leterme. Tout en reconnaissant qu'il était "mal aisé de faire une analyse objective au milieu d'une crise", M. De Gucht a appelé à "mettre de côté ces mauvaises querelles pour s'attaquer ensemble aux véritables défis". "Je reste plus que jamais disposé à mener ce combat aux côtés de nos amis congolais s'ils le souhaitent", a-t-il conclu.

M. De Gucht avait provoqué la colère des dirigeants congolais en affirmant le 18 mai que la Belgique, octroyant tous domaines confondus "environ 200 millions d'euros" par an à la RDC, avait "l'obligation morale" de prendre position sur ce qui s'y passe. Une petite semaine plus tard, le gouvernement du Premier ministre Antoine Gizenga avait adressé "une vive protestation au gouvernement belge", rappellant que la RDC est un "pays indépendant, souverain" et "ne reconnaît donc à aucun autre pays un quelconque prétendu droit moral sur elle". (belga)

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