Mercredi, le cardinal et archevêque de Malines-Bruxelles Godfried Danneels fêtera son 75e anniversaire. A cette occasion, suivant le code de droit canon, l'archevêque présentera la renonciation à son office au pape. Celui-ci pourra soit l'accepter et chercher un successeur, soit la refuser.
"Monseigneur Danneels a déjà envoyé sa lettre, qui prendra bien sûr effet le jour de ses 75 ans", indique le porte-parole des évêques de Belgique, Eric de Beukelaer. Par cette lettre, le cardinal Danneels renonce à sa fonction d'archevêque de Malines-Bruxelles, qu'il occupe depuis 28 ans. Il garde par contre son titre et ses devoirs de cardinal jusqu'à ses 80 ans. Selon le droit canon, une fois la renonciation présentée par l'évêque diocésain, le pape doit choisir un successeur "après examen de toutes les circonstances".
Deux cas de figure sont alors possibles, explique Eric de Beukelaer. "Soit le pape accepte sa démission et, d'ici 15 jours, un mois ou en septembre, une lettre viendra de Rome pour l'indiquer", dit-il. Soit elle est refusé et le pape demandera à Godfried Danneels de rester en poste pendant deux ou trois ans. Si le pape accepte la démission, l'archevêque devra continuer à remplir ses fonctions le temps qu'un successeur soit désigné. Afin de choisir celui-ci, le nonce apostolique, Mgr Rauber, lancera des consultations dans la plus grande discrétion sur le profil souhaité.
"Après ces consultations, il proposera une liste de trois noms à Rome où la Congrégation des évêques donnera un avis", poursuit Eric de Beukelaer. Le pape devra alors se prononcer. "Cette procédure dure de six mois à un an", ajoute le porte-parole. "Mgr Danneels restera donc certainement encore en fonction durant plusieurs mois". S'il est probable qu'un évêque succède à Mgr Danneels à l'archevêché de Malines-Bruxelles, dans les faits, toute personnes capable d'occuper cette fonction peut lui succéder.
"La Congrégation pourrait ainsi ajouter le nom d'un Belge connu à Rome, qui occupe une fonction religieuse importante, comme un missionnaire ou quelqu'un qui travaille dans un ordre", indique Eric de Beukelaer. Enfin, si l'alternance linguistique est une tradition depuis le début du vingtième siècle, ce n'est pas un "dogme écrit", rappelle le porte-parole. "Ce n'est pas le premier critère. Il faut trouver la personne qui semble réunir le plus possible de qualités permettant d'ouvrir une nouvelle étape pour le diocèse de Malines-Bruxelles et pour la Belgique", conclut-il. (belga)


