Christian Dupont met en avant l'autonomie déjà acquise des écoles

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Par: rédaction
3/06/08 - 16h19
Christian Dupont, ministre de l'Enseignement obligatoire en Communauté française.

Le ministre de l'Enseignement obligatoire Christian Dupont a mis en avant l'autonomie déjà acquise par les établissements scolaires en Communauté française, mardi en Commission de l'Education du parlement de la Communauté française.

Selon une étude de l'OCDE de 2004 sur les organes de décision dans l'enseignement, en Communauté française, 43 pc des décisions sont prises par les établissements scolaires et 25 pc par les pouvoirs organisateurs. La Communauté française se situe ainsi à la 4e place des pays de l'OCDE en matière d'autonomie des écoles pour ce qui concerne l'affectation des ressources, et à la 6e place en matière d'autonomie concernant l'enseignement, les programmes, le redoublement, etc, selon le ministre, qui répondait à des questions orales des députés Willy Borsus (MR) et Véronique Jamoulle (PS).

Le débat sur l'autonomie des établissements scolaires a été remis à l'avant-plan à la suite d'une étude du sénateur de Communauté Alain Destexhe (MR) soutenant que l'enseignement libre donnait de meilleurs résultats scolaires que l'officiel, essentiellement en raison de l'autonomie accrue dont bénéficie le premier. Le ministre Christian Dupont (PS) s'est une nouvelle fois opposé à cette sortie de M. Destexhe, soulignant que l'étude PISA de l'OCDE dont le sénateur a retravaillé les données ne permettait pas, de l'aveu même de ses auteurs, de tirer des enseignements significatifs si l'on compare les écoles des différents réseaux.

Il a aussi souligné la nécessité de prendre en compte les critères socio-économiques et les passages des élèves d'un réseau à l'autre, autant de paramètres sans lesquels une comparaison valable n'est pas possible à ses yeux. Alors que M. Destexhe mettait en avant les appels de l'OCDE en faveur d'une autonomie accrue des écoles, M. Dupont a pour sa part rappelé que la même OCDE prônait un tronc commun pédagogique jusqu'à 14 ans et la mixité sociale, cette dernière ne portant pas préjudice aux élèves les plus forts. Concernant l'avant-projet de décret limitant la taille des classes et les heures de coordination dans le secondaire, qui traduit certaines mesures de l'accord conclu avec les seuls syndicats en 2006, M. Dupont a reconnu un "défaut de concertation ou une concertation tardive" avec le secteur.

Mais les mesures que contient le texte, et qui peuvent faire l'objet de dérogations, sont loin d'être injustifiées d'un point de vue pédagogique, a-t-il souligné. M. Borsus, pour sa part, a précisément réclamé une étude pédagogique à ce propos et la consultation du secteur. Cet avant-projet, qui limite à 3 pc le taux des heures dites de coordination, interdit les transferts de périodes du 1er degré vers les autres ainsi que les classes de plus de 30 élèves, selon le ministre, devrait arriver sous peu en Commission. (belga)

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