Le ministre wallon du développement territorial, André Antoine, a accordé mercredi dans le cadre d'un recours le permis d'urbanisme introduit par la S.A. CODIC Belgique, pour construire à La Hulpe en bordure de la forêt de Soignes le centre administratif et de formation de la société multinationale Fedex.
Diverses conditions sont précisées dans le document, en terme de mobilité notamment, pour rencontrer les remarques émises durant l'enquête publique. C'est le promoteur qui avait introduit un recours auprès de la Région wallonne contre le permis que lui avait accordé la commune de La Hulpe en septembre 2007.
Site classé
Alors que plusieurs associations locales se battent contre le projet et que le permis d'exploiter, lui, a été accordé en janvier 2008 par le ministre wallon de l'environnement, Benoît Lutgen. Le siège de Fedex doit apporter 900 emplois, mais se situe en bordure de la Forêt de Soignes, dans un site classé par arrêté royal mais qui reste constructible.
La décision du ministre Antoine prend en compte que l'arrêté de classement, datant du 25 novembre 1971, permet la construction de bâtiment: les terrains concernés sont repris en zone d'activité économique mixte au plan de secteur de Wavre-Jodoigne-Perwez. C'est d'ailleurs cela qui a justifié la vente des parcelles concernées.
Conditions
"Le permis accordé ce 4 juin 2008 a été rendu possible, notamment, sur la base des avis favorables conditionnels de la Commission régionale de l'aménagement du territoire (CRAT), du Conseil wallon de l'environnement pour le développement durable (CWEDD), de la Division de la nature et des forêts (DNF) et, dans le cadre du recours, de la Commission royale des monuments, sites et fouilles (CRMSF)", précise le cabinet d'André Antoine.
Le permis tient compte également de la proximité de la future gare RER de Groenendael, ainsi que de l'aménagement d'un rond-point sur la chaussée de Bruxelles, ce qui doit réduire l'impact négatif des flux de circulation entrant et sortant du site.
En matière de mobilité, Fedex s'est engagée à promouvoir les transports en commun, le covoiturage et les modes doux de déplacement. La société n'a d'ailleurs prévu, pour ses 900 employés, que 350 emplacements de parking sous le bâtiment.
Parmi les conditions mises à l'octroi du permis par la Région wallonne, certaines imposent la sauvegarde de la flore du site, en écartant tout aménagement artificiel et en faisant en sorte que la faune subisse le moins de perturbations possible.


