Le Syndicat indépendant des cheminots (SIC) a fait savoir qu'il rejette le protocole d'accord social conclu lundi entre les syndicats CGSP-Cheminots et CSC-Transcom et la direction de la SNCB.
"Des actions vont certainement suivre", a confirmé mercredi le responsable du SIC, Luc Pauwels. La nature des actions qui vont être menées par le SIC n'a toutefois pas encore définie. "Il pourrait être question de grèves le samedi, comme cela s'est passé en décembre, ou alors d'actions alternatives, comme des grèves du zèle", a précisé le responsable syndical.
Pour le SIC, le nouveau projet d'accord social qui a été conclu est insuffisant. "Nous ne pouvons absolument pas être d'accord, le volet financier est totalement insuffisant", estime Luc Pauwels, qui considère que la première tranche (trois tranches sont prévues, pour une hausse de salaire totale de 1.000 euros brut sur trois ans) de hausse de salaire de 350 euros brut, qui serait versée aux cheminots à partir du 1er juillet, est "ridiculement basse".
"Par mois, cela fait à peine 29 euros brut en plus", calcule-t-il. Le SIC considère également que la hausse des indemnités pour le travail du samedi et le travail de nuit ainsi que la hausse de la valeur des chèques-repas sont insuffisantes.
Le SIC n'attendra dès lors pas la décision des affiliés des autres syndicats, attendue pour le mardi 10 juin. "Nous y allons seuls", indique-t-on au Syndicat indépendant des cheminots. Alors que le personnel de gare affilié au SIC a déjà donné son accord pour des actions, les accompagnateurs de trains et les conducteurs de trains affiliés au SIC seront consultés dans les prochains jours.


