Condamné à 20 ans pour un incendie volontaire qui a tué son fils
La cour d'assises du Hainaut a condamné jeudi Jean-Claude Lefèbvre à une réclusion de vingt ans. Mercredi, il avait été reconnu coupable d'incendie volontaire avec circonstance aggravante que le feu avait été bouté la nuit et avait causé la mort de son fils, Thomas, âgé de trois ans.
Les faits avaient été commis à son domicile de Wiers (Péruwelz) le 25 octobre 2006. Il avait bouté le feu à du bois avec de l'essence alors qu'il se trouvait à l'intérieur de la maison. La jeune victime était dans sa chambre, à l'entresol, à quelques marches de l'endroit où le feu avait été mis. La compagne de Jean-Claude avait pu sortir et l'aîné des fils avait pu être sauvé par l'accusé et un voisin.
En prononçant une peine de vingt ans, la cour d'assises du Hainaut a suivi le réquisitoire de l'avocat général Alain Lescrenier si ce n'est qu'elle lui a reconnu plus de circonstances atténuantes à l'accusé. Le ministère public qui avait requis une peine de vingt ans, n'en avait, en effet, reconnu que deux: l'absence d'antécédents judiciaires ainsi que le courage Jean-Claude Lefèbvre.
Tout comme la défense de Lefèbvre, représentée par Me Damien Glorieux, la cour a également estimé que l'accusé avait fait le maximum pour sauver le petit garçon. Enfin, la cour a évoqué ses regrets.
Dans son arrêt, elle a toutefois souligné la gravité des faits en rappelant qu'il n'avait pas hésité à bouter le feu en sachant que trois personnes se trouvaient à l'intérieur de l'habitation. Elle a souligné que les experts avaient mis en exergue qu'il était évident que la vie des autres occupants avait aussi été en danger vu la rapidité et l'intensité de l'incendie.
La cour a également, dans son arrêt, souligné que Jean-Claude Lefèbvre avait une personnalité rigide et suspicieuse. Elle a ajouté qu'il avait des émotions peu élaborées. Enfin, elle a rappelé que les faits avaient été commis dans un contexte de conflit familial et de colère contre sa compagne. (belga/7sur7)