La nomination des fonctionnaires flamands toujours politique

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Par: rédaction
7/06/08 - 12h44
Le gouvernement Dewael était composé de neuf ministres et quatre partis politiques: chaque parti pouvait ainsi "recevoir" une administration par ministre.

Dix ans après les belles déclarations d'intention sur une Nouvelle Culture Politique, l'emprise des partis flamands sur les nominations dans la fonction publique est toujours énorme. C'est ce qui ressort de la thèse de doctorat de Christophe Pelgrims (K.U.Leuven) relayée samedi dans De Morgen.

Pour son étude de l'opération "Politique de meilleure gestion" menée ces dernières années par le gouvernement flamand, Christophe Pelgrims a rencontré 32 personnes concernées de près par cette opération: des fonctionnaires, des membres du gouvernement, des membres de cabinets ministériels, des consultants et des collaborateurs de partis. Il a également eu accès à des documents cruciaux.

Selon lui, les partis politiques eux-mêmes sont restés, au départ, à l'arrière-plan, mais ont gardé une emprise forte sur l'opération via leurs membres au gouvernement et leurs collaborateurs dans les cabinets. Ainsi, l'administration flamande n'a pas été divisée en treize sections parce qu'il s'agissait de la solution la plus logique en terme de gestion. La vraie raison se trouve dans le fait que le gouvernement Dewael était composé de neuf ministres et quatre partis politiques: chaque parti pouvait ainsi "recevoir" une administration par ministre et un autre département en guise de cerise sur le gâteau.

Pour la nomination de haut fonctionnaires pour 66 mandats par contre, les partis sont intervenus de manière très manifeste. Durant les premiers jours du gouvernement flamand dirigé par Yves Leterme, il a en effet été convenu que ces mandats seraient répartis entre les différents partenaires de la coalition. Ils ont par exemple fait usage du "massage politique" (où un candidat se voyait "conseiller" de retirer sa candidature) ou du veto. Si nécessaire, des décrets faisaient même l'objet de modifications.

"On ne rencontre plus des nominations platement politiques, comme il y a vingt ans", conclut Christophe Pelgrims, entre-temps engagé par l'administration flamande. "Mais le politique s'est tout simplement adapté." (belga)

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