"Il n'y a pas de trésor caché", assure Marcourt
Le ministre wallon de l'Emploi, Jean-Claude Marcourt.
Il n'y a pas de trésor caché au Forem, a assuré mardi le ministre wallon de l'Emploi, Jean-Claude Marcourt, en Commission du parlement wallon.
Le MR s'étonne pourtant du montant des réserves constituées par l'Office régional de l'emploi et de la formation: 115 millions d'euros.
Entre 2004 et 2007, ces réserves sont passées de 31 millions d'euros à 115 millions d'euros, a indiqué le député Willy Borsus (MR) sur la base d'un rapport de la Cour des comptes, soit une augmentation de 270%.
"Ce bas de laine considérable me laisse perplexe. Le Forem est le bras armé de la Région wallonne pour les matières d'emploi et de formation. On devrait donc trouver chez lui une soif de consommer les budgets", a-t-il souligné.
Le député réformateur est d'autant plus étonné que ce gouvernement, comme le précédent, s'était montré critique sur les pratiques de thésaurisation au sein des organismes d'intérêt public dépendant de la Région.
"Le Forem doit-il devenir une caisse d'épargne?", a-t-il ajouté, rappelant qu'il avait été question de limiter, par le biais du contrat de gestion 2006-2011, à 25 millions d'euros le montant du compte de réserve du Forem.
Le fait étonne d'autant plus les Réformateurs que l'endettement accumulé par la Région en recourant au financement alternatif atteint 4 milliards d'euros, soit plus de 100 pc de ses recettes.
Aux yeux de M. Marcourt, les réserves du Forem témoignent plutôt d'une gestion prudente des deniers publics. Des 115 millions d'euros avancés par le MR, seuls 20,8 millions sont réellement disponibles pour des politiques propres du Forem. Le reste est affecté à l'exécution 2006 et 2007 du plan Marshall, notamment pour financer le volet formation des pôles de compétitivité, au plan stratégique n°3 Inclusion sociale ou encore à des projets pluriannuels de construction ou de travaux de maintenance de bâtiments.
"Plus de 83% de ces réserves sont affectées à une gestion prudente. Les sommes réservées permettent de garantir le financement des politiques mises en oeuvre et d'assurer aux opérateurs concernés qu'ils pourront exercer leur droit de tirage le moment venu", a expliqué le ministre.
Selon lui, il est d'ailleurs impossible de fixer une limite à ces réserves. Depuis 2003, le Forem est compétent pour gérer les budgets APE (emplois subsidiés) qui supposent un décalage entre les décisions d'octroi des points APE et les recrutements effectifs de personnel. (belga/7sur7)