Le tueur en série Michel Fourniret et son épouse Monique Olivier n'ont pas fait appel de leur condamnation à la prison à vie, prononcée le 28 mai par la cour d'assises des Ardennes, à l'issue de deux mois de procès à Charleville-Mézières, a-t-on appris mardi de source judiciaire.
Michel Fourniret, 66 ans, condamné à la perpétuité incompressible, la peine maximale du code pénal, et Monique Olivier, 59 ans, condamnée à la perpétuité assortie d'une mesure de sûreté de 28 ans, avaient jusqu'à lundi minuit pour interjeter appel. Fourniret, reconnu coupable de sept meurtres aggravés de jeunes femmes entre 1987 et 2001 et de trois agressions, avait annoncé dès le 26 mai par l'intermédiaire d'un de ses avocats qu'il accepterait sa condamnation. Olivier, reconnue complice de quatre meurtres et d'autres crimes, l'avait indiqué le 30 mai.
"C'est un soulagement qu'il n'y ait pas de second procès", a déclaré Colette Leroy, la mère d'une étudiante tuée en 1988 dans la Marne. "Nous ne voulions pas revivre ce qui nous avons vécu pendant deux mois. On espérait cette issue mais on attendait jusqu'au dernier moment pour en être certains, parce que les condamnés n'ont pas de parole et se sont contredits souvent", a-t-elle ajouté. Selon leurs avocats, Michel Fourniret et Monique Olivier devaient être transférés de la prison de Charleville-Mézières à celles respectivement de Châlons-en-Champagne et Valenciennes, où ils se trouvaient avant leur procès.
Michel Fourniret devrait par ailleurs être entendu à la fin du mois par une juge du tribunal de Charleville concernant les assassinats dans l'Yonne de Marie-Angèle Domèce - une handicapée de 19 ans disparue en 1988 et dont le corps n'a jamais été retrouvé - et de Joanna Parrish - une Britannique de 20 ans retrouvée morte en 1990 près d'Auxerre. Dans ces deux dossiers, Michel Fourniret a été mis en examen pour enlèvement et assassinat en mars, son épouse pour complicité. (belga)


