Un an après sa victoire, Leterme s'efforce de garder la face

Un an après les élections fédérales du 10 juin 2007, le premier ministre Yves Leterme a appelé les responsables politiques du pays "à discuter et à être prêt à faire des compromis" afin d'obtenir un accord sur les dossiers communautaires en vue de la date du 15 juillet.
S'agissant du sort des trois bourgmestres de la périphérie bruxelloise non encore nommés, le premier a laissé entendre que des possibilités existaient à leur sujet. "Trois sur les six sont désignés comme bourgmestre et pour les trois autres je crois qu'il y a des possibilités, à mon avis", a indiqué Yves Leterme dans un entretien accordé à la RTBF.
Egalement interrogé sur RTL-TVI, le premier ministre a balayé l'hypothèse d'une fin prochaine de la Belgique et a réaffirmé la nécessité de réformes qui permettent d'améliorer la gestion des affaires publiques et le niveau vie de la population ainsi qu'un renforcement de l'Etat fédéral. "J'espère qu'un nouveau pas sera possible d'ici le 15 juillet. J'appelle au sens des responsabilités. Il faut des solutions pour le 15 juillet", a martelé Yves Leterme au cours d'une interview diffusée lors du journal de la chaîne privée.
Sur la VRT, Yves Leterme s'est montré plus explicite à ce propos, et a indiqué qu'il souhaitait faire une déclaration d'ici le 15 juillet concernant les grandes lignes de la réforme de l'Etat et de la politique socio-économique, tout en précisant qu'il ne fallait pas s'attendre à voir ces accords traduits en projets ou propositions de loi pour cette date.
Questionné par RTL-TVI sur la possibilité d'un accord sur la réforme de l'Etat et d'une solution dans le dossier de l'arrondissement de BHV d'ici le 15 juillet, Yves Leterme a renvoyé la balle aux ministres Vandeurzen et Reynders, chargés de préparer les dossiers et propositions "sur lesquels on pourra débattre" dans les prochains jours.
Le premier ministre a également estimé que le pays était sorti du blocage et insisté sur le fait qu'un accord sur une première réforme de l'Etat avait pu être conclu mi-mars. "Les textes sont actuellement en discussion au Sénat et font l'objet d'améliorations de la part de techniciens. C'est autre chose que l'immobilisme dont on parle", a-t-il affirmé.
Enfin, interrogé sur les propos de la nouvelle présidente du CD&V quant à la nécessité d'une réforme de l'Etat sous peine de mettre fin à la solidarité interpersonnelle entre les Belges, Yves Leterme a indiqué que Marianne Thyssen "parle au nom du parti". "Mon rôle est différent", a-t-il ajouté. (belga)