Le procès de Marleen D'Heyger s'ouvrira vendredi devant la cour d'assises de Flandre occidentale. Cette femme de 53 ans comparaît pour le meurtre de Sylvère Van Laeken, 58 ans, le 10 décembre 2005 à Dentegem. La victime était le compagnon de l'accusée. Celle-ci l'a poignardé au coeur après une dispute. L'accusée et la victime avaient bu de l'alcool pendant presque toute la journée.
Le couple s'est disputé, le jour des faits, alors qu'il se trouvait au café. Sylvère Van Laeken voulait rentrer chez eux mais Marleen D'Heyger a refusé de l'accompagner. Quand un ami l'a finalement raccompagnée chez elle, Marleen D'Heyger et son compagnon ont commencé à se disputer. Sylvère Van Laeken a crié qu'il en avait marre et qu'elle pouvait emballer ses affaires. Alors que l'ami venait de partir, la victime a été poignardée dans le coeur. Le coup de couteau aurait été donné après que Sylvère Van Laeken avait cogné la tête de sa victime plusieurs fois sur la table.
Les analyses toxicologiques ont montré que l'accusée avait entre 2,33 et 2,68 grammes d'alcool par litre de sang dans le corps au moment des faits. La victime avait 2,20 grammes d'alcool par litre de sang.
La vie de l'accusée serait émaillée d'alcoolisme et de relations avortées. Elle a en partie été élevée dans une institution à Courtrai. Son mariage, en 1974, n'a pas tenu 10 ans. Elle en a cependant eu cinq enfants, qui ont tous été placés par le juge.
Avant que le divorce soit prononcé, Marleen D'Heyger a porté un sixième enfant. Le père était son nouvel ami. Mais cette relation aussi a échoué et l'enfant a été placé. Elle a rencontré Sylvère Van Laeken pour la première fois en 2002. Elle l'avait cependant quitté en août 2005 pour une nouvelle relation, avant de revenir vers lui peu avant les faits.
La victime a été mariée deux fois. Sylvère Van Laeken a eu deux enfants, de son deuxième mariage. Il était, à l'origine, militaire. De 1979 à 1996, il a connu d'autres employeurs et était chômeur depuis 1996. Ses créanciers avaient fait saisir la plupart de ses biens. Il avait été expulsé de son habitation pour défaut de paiement.
Les analyses ont montré que l'accusée dispose de suffisamment de raisons pour être reconnue responsable de ses actes. Le psychiatre la décrit comme dangereuse pour la société en raison de son alcoolisme chronique et de son manque d'empathie et de sens des responsabilités. (belga)


