Wahoub Fayoumi: "Mais pourquoi suis-je en prison? "
La journaliste de la RTBF inculpée avec trois autres personnes, dont l'ex-CCC Bertrand Sassoye, "d'appartenance à une organisation terroriste", Wahoub Fayoumi, a fait parvenir une lettre au Soir depuis la prison de Berkendael où elle attend la décision de la chambre des mises en accusation après sa libération prononcée par la chambre du conseil et l'appel interjeté par le parquet.
Elle y témoigne des circonstances dans lesquelles son arrestation et son inculpation se sont déroulées. La jeune femme y raconte la "brutalité de l'opération lancée par le parquet fédéral", écrit le journal. La journaliste y décrit l'irruption de nombreux policiers chez elle, "le 5 juin, à 5 heures du matin" et son incompréhension. "On ne réalise rien à ce moment-là. On ne comprend simplement pas les mots. La tête tourne. Ils fouillent" (...).
Plus loin, elle décrit son transfert vers le palais de justice. "J'aperçois des hommes cagoulés, armés. Ils viennent me chercher. (...) Je suis menottée, attachée par une corde que tiennent deux hommes. Je suis masquée, je ne peux rien voir. Trajet en voiture. Sirènes hurlantes, escorte. Arrivée au palais de justice".
Et Wahoub Fayoumi de poursuivre: "Je n'ai jamais caché mon engagement. Il est public, libre et réfléchi. Défendre des étudiants, des sans-papiers, des prisonniers politiques, se battre pour un monde plus juste, ce ne sont pas des engagements dont on doit avoir honte (...)", écrit-elle notamment, avant de signer sa lettre "Wahoub, prison de Berkendael". (belga/7sur7)