Le travail au noir des étudiants grimpe à 17% des jobistes

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Par: rédaction
19/06/08 - 20h00

17% des étudiants qui ont un job travaillent au noir, selon une enquête réalisée par Randstad et dont les résultats ont été présentés ce jeudi lors d'une conférence de presse. Il y a deux ans, 11% seulement travaillaient sans contrat.

Pire chez les mineurs
Le travail au noir a principalement augmenté chez les étudiants de moins de 18 ans. 27% d'entre eux, soit un jeune sur quatre, n'ont pas de contrat. Chez les plus de 23 ans, 12% sont sans contrat. Les métiers de l'Horeca sont ceux où l'on rencontre le plus de travail au noir: un étudiant sur trois est concerné.

Expliquer droits et devoirs
Cette augmentation est surprenante, étant donné la réglementation avantageuse dont bénéficient les étudiants sous contrat -leur salaire net est presque équivalent au brut. C'est une tendance que l'on observe depuis cinq ans, selon la porte-parole de Randstad, Elin De Vits. Par rapport à l'année dernière, il y a une stagnation. Randstad estime qu'il est nécessaire de mieux communiquer vers les jeunes pour les informer de leurs droits. Ils risquent en outre d'être poursuivis.

Argent avant intérêt
Il ressort également de l'étude que seul un étudiant sur cinq opte pour un job en rapport avec ses études ou sa formation. Les étudiants jobistes accordent davantage d'importance à l'argent qu'ils peuvent gagner qu'au contenu de leur travail. Or, 77% d'entre eux disent souhaiter exercer un job dans le domaine qui les concernent s'ils en ont l'occasion.

Système critiqué
Depuis l'entrée en application du système actuel, en 2005, des voix se sont élevées pour le critiquer. Il s'agit d'un système complexe et le sondage permet de déduire que beaucoup d'étudiants ne le connaissent pas bien. 62% souhaitent une réglementation leur permettant de travailler également à des conditions avantageuses durant l'année, 26% défendent le système actuel -de 23 jours de travail pendant l'été et de 23 jours supplémentaires pendant l'année- et 36% sont favorables à un système de 400 heures de travail à des conditions avantageuses réparties sur toute l'année). Enfin, 38% veulent une réglementation selon laquelle ils peuvent travailler de manière illimitée durant les mois d'été, sans pouvoir bénéficier d'avantages particuliers pendant l'année. La semaine dernière, la ministre de l'Emploi Joëlle Milquet a annoncé qu'une réforme de la réglementation sur le travail étudiant entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2009.

Bénévolat en perte de vitesse
Cet été, quelque 370.000 étudiants bénéficieront d'un job. Plus de 9 étudiants sur 10 travaillent (81% pendant l'été et 42% également pendant le reste de l'année). Un sondé sur deux fait par ailleurs de petits travaux (baby-sitting, jardinage, ménage). Le travail bénévole (26%) n'a lui plus la cote (en 2004, un étudiant sur trois disait encore le pratiquer).

Meilleur salaire
Sept étudiants sur dix estiment que le fait de travailler n'a pas d'influence négative sur les études. Les jobs les plus populaires sont travailler dans les magasins et dans l'Horeca. En moyenne, les étudiants gagnent 1.700 euros pour 37 jours de boulot. Pour les garçons, le salaire moyen s'élève à 1.900 euros. Les filles sont plus souvent engagées comme vendeuses ou serveuses, et gagnent donc moins d'argent. Les étudiants gagnent plus d'argent qu'auparavant. L'an dernier, le groupe le plus important gagnait entre 750 et 1.250 euros. A présent, le plus grand groupe est payé entre 1.251 et 2.000 euros.

Epargne
Près de deux étudiants sur trois épargnent, et ceux qui le font épargnent 30% de leur salaire. 60% dépensent une partie de cet argent pour des vacances (30% du budget). Viennent ensuite les sorties, les vêtements, le GSM, les logiciels et le matériel informatique.
16% des étudiants interrogés consacrent une partie de ces revenus aux études (23% du budget).

L'enquête a été menée, pendant les vacances de Noël 2007, auprès de 1.000 étudiants âgés de plus de 15 ans. (belga)

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