La rencontre avec le ministre Schouppe débouche sur un agenda
La rencontre de ce jeudi entre les secrétaires d'Etat Etienne Schouppe (Mobilité) et Bernard Clerfayt (Finances) d'une part, et les représentants des transporteurs (Febetra, UPTR et SAV), des négociants en carburant (Brafco) et des taximen, d'autre part, a permis de déterminer un agenda pour la semaine prochaine. Trois réunions -portant sur les aspects fiscaux, sociaux et de mobilité- seront ainsi organisées les 24, 25 et 27 juin. Un résultat "insuffisant", a déjà dénoncé l'UPTR.
Concrètement, la première rencontre, organisée dès mardi à 8 heures, sera présidée par Bernard Clerfayt, le secrétaire d'Etat adjoint aux Finances. Le lendemain, ce sont les aspects sociaux qui seront à l'ordre du jour au cabinet de Laurette Onkelinx. Enfin, vendredi, retour au cabinet d'Etienne Schouppe pour évoquer, à partir de 10 heures, la mobilité et le transport en tant que tel.
Revendications examinéesLa réunion de ce jeudi, organisée au lendemain d'une journée de manifestation dans les rues de Bruxelles, n'aura donc permis que de fixer un agenda précis. "Nous avons examiné en détail les revendications des différents secteurs pour en comprendre l'ampleur" et "essayer de trouver des réponses" dans un contexte de hausse continue des prix du carburant, a déclaré Etienne Schouppe, à l'issue de la rencontre.
"Ils nous font tourner en rond""C'est totalement insuffisant", a réagi dans la foulée Michaël Reul, le directeur général de l'UPTR. "Si l'objectif d'une table ronde, c'est de nous faire tourner en rond, c'est réussi: ils nous ont répété ce qu'ils nous avaient déjà dit lors de nos précédentes réunions! Mais nous n'avons pas l'intention de nous laisser endormir", a-t-il averti en n'excluant pas l'éventualité de nouvelles actions au terme des rencontres prévues la semaine prochaine.
Pistes avancéesDiscours différent du côté des négociants en carburant où l'on affirme que des "pistes concrètes" sont avancées, notamment en ce qui concerne les "facilités" en matière de report de TVA qui pourraient être accordées aux entreprises en difficulté. Un "engagement verbal" a également été pris à propos des délais de payement, que les transporteurs et les négociants voudraient voir limités à 30 jours.
Mesures fiscalesD'autres mesures fiscales seront par ailleurs proposées au gouvernement, comme le précise jeudi soir un communiqué de presse de Didier Reynders et Bernard Clerfayt. Au nombre de celles-ci, on retrouve la réduction effective du taux d'accises à 304 euros par mille litres pour le transport de biens, des incitants fiscaux pour les investissements dans les véhicules d'entreprises respectueux de l'environnement, ainsi que des incitants fiscaux pour les investissements de sécurité.
Redescendre dans la rue?"Il existe une volonté de résoudre les problèmes et le gouvernement est attentif", a souligné le secrétaire général de la Brafco, Olivier Neyrinck, en admettant toutefois que "le temps presse". "En l'absence de garanties à court terme, nous consulterons notre base. On espère que nous ne devrons pas redescendre dans la rue", a-t-il ajouté.
Mercredi, la petite ceinture bruxelloise avait été complètement paralysée par près de 200 camions de l'UPTR et de la Brafco, une manifestation à laquelle avaient également participé des taximen. (belga/7sur7)