La ministre de la Politique de migration et d'asile, Annemie Turtelboom assure qu'il n'y aura plus d'enfants enfermés dans des centres fermés dès l'année prochaine.
La ministre de la Politique de migration et d'asile, Annemie Turtelboom, assure qu'il n'y aura plus d'enfants enfermés dans des centres fermés dès l'année prochaine, écrit vendredi le quotidien De Standaard.
"C'est la dernière année où des enfants seront encore enfermés dans des centres fermés pour sans-papiers", a affirmé la ministre Open Vld après un entretien avec un expert australien en visite en Belgique.
Fin 2005, au moins 2.000 enfants étaient enfermés avec l'un ou ses deux parents en Australie parce que la famille ne disposait pas de papiers en ordre. Après plusieurs scandales, les autorités ont opté pour une alternative, basée sur le modèle suédois des coaches individuels pour les réfugiés.
Depuis, les familles et les enfants ne sont plus enfermés en Australie et la majorité des 600 familles qui ont été accompagnées a quitté le pays sur base volontaire. Seule une petite partie de réfugiés reste des clandestins.
La ministre Turtelboom souligne qu'elle examine ce modèle depuis un certain temps. "Il n'y a pas cent alternatives face à l'enfermement. (Le modèle) est, selon moi, le meilleur. Il faudra l'adapter un peu à la situation belge", explique Mme Turtelboom, soulignant qu'elle espère mettre son projet en place avant ou pendant l'été. La ministre envisage des centres ouverts où les familles expulsées pourraient séjourner dans des "blocs d'habitation".
Selon l'expert australien en visite en Belgique, Grant Mitchell, le modèle australien est positif parce qu'il implique les organisations non gouvernementales. (belga)


