Nouvelle convention sectorielle pour l'enseignement

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Par: rédaction
20/06/08 - 13h18
MISE À JOUR

Le gouvernement de la Communauté française et les représentants des syndicats d'enseignants ont signé vendredi à Bruxelles la nouvelle convention sectorielle 2009/2010. Elle prévoit une série d'avancées pour les enseignants et le personnel de maternelle, primaire et secondaire mais aussi pour ceux du supérieur, des universités et de l'enseignement de promotion sociale.

Les principales mesures de la convention, conclue à l'issue de
négociations qui ont débuté le 30 avril, visent les plus petits revenus,
le remplacement plus rapide des enseignants, l'attractivité de la fonction et le maintien du dispositif des fins de carrière.

Pour favoriser les petits revenus du personnel de l'enseignement et
des CPMS (centres psycho-médico-sociaux), les barèmes du plus bas niveau (4) sont abrogés et remplacés par le niveau 3, le pécule de vacances du personnel ouvrier et administratif est augmenté, le cadre de nomination des puéricultrices est élargi, etc.

Pour les enseignants, les délais de remplacement des malades dans le
fondamental sont raccourcis et plusieurs mesures devraient favoriser
l'attractivité de la fonction: premières augmentations salariales avancées pour les jeunes enseignants, revalorisation barémique des porteurs d'un master, augmentations salariales pour les enseignants de 58 ans, etc.

Le dispositif "DPPR" (Disponibilité Précédant la Pension de Retraite),
destiné aux fins de carrière, est maintenu judqu'en 2011 au moins.

Par ailleurs, l'encadrement des CPMS est renforcé et 5 nouveaux
centres seront installés à la rentrée. Dans l'enseignement spécialisé, 130 nouveaux membres du personnel seront engagés.

Dans l'enseignement supérieur et universitaire, 1 million d'euros sera
rajouté en 2009 aux 2,3 millions prévus en 2008 pour la promotion de la réussite et la prime des assistants porteurs du titre de docteur est
doublée.

Pour les 10.000 enseignants et 170.000 étudiants de l'enseignement de promotion sociale, la convention prévoit une augmentation de
l'encadrement, l'accès des enseignants à la formation continuée, le
remplacement plus rapide des professeurs malades, etc.

Le ministre-président Rudy Demotte, le ministre de l'Enseignement
obligatoire Christian Dupont, la ministre de l'Enseignement supérieur
Marie-Dominique Simonet et le ministre de l'Enseignement de promotion sociale Marc Tarabella se sont félicités du nouvel accord, qualifié d'"un peu historique" pour les bas salaires par M. Dupont. Pour le gouvernement, la convention représente un pas qualitatif important.

L'enthousiasme est plus discret du côté des syndicats: si les représentants se réjouissent de ces avancées, ils se gardent de tout
triomphalisme, estimant qu'il y a encore beaucoup à faire pour revaloriser la profession d'enseignant.

Pour Prosper Boulangé (CSC), la convention a surtout le mérite d'ouvrir des chantiers pour l'avenir: il faudra reparler des conditions de
travail des jeunes enseignants et du volet salarial dès la prochaine
législature si l'on ne veut pas que la grogne s'installe, a-t-il averti.

Dans la perspective 2010-2020, il faudra s'atteler à la réforme de la
formation initiale, a ajouté M. Boulangé.

Michel Vrancken (CGSP) a pris acte des améliorations des conditions de travail des plus mal lotis mais selon lui, il faudra encore s'attaquer aux inégalités des conditions de travail des enseignants. Au SLFP, on se félicite d'avoir pu "lever l'ambiguïté" à propos des fins de carrière. (belga)

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