De nombreux enseignants s'émeuvent de la difficulté, jugée excessive, de l'épreuve externe que les élèves doivent réussir pour obtenir leur certificat d'étude de base (CEB), révèle lundi le journal Le Soir. Est surtout pointé du doigt, le récit qui constitue la trame de l'épreuve de lecture.
"Ce texte et les questions qui s'y rapportent sont tout à fait inadaptés à un niveau de 6e primaire. Le vocabulaire et la construction du récit sont très largement poétiques et très difficilement compréhensibles par un enfant de 11-12 ans", explique une institutrice.
De nombreux enseignants estiment en outre que c'est toute l'épreuve externe, sur laquelle se base la délivrance du CEB, qui atteint un niveau de difficulté "qui dépasse l'entendement". Depuis jeudi dernier et jusque mardi, 45.000 enfants sont évalués en français, mathématiques, éveil et histoire, soit 96% des élèves de 6e tous réseaux confondus.
Dès l'an prochain, l'épreuve externe sera obligatoire et commune à tous les élèves de 6e primaire, ce qui fait qualifier d'aucuns cette épreuve externe de "bac primaire". Les épreuves sont élaborées par un groupe de travail composé d'inspecteurs, d'instituteurs et d'universitaires.
En 2007, 84% des élèves ont réussi l'épreuve externe et obtenu le CEB. Dans le monde enseignant, nombreux sont ceux qui pensent que le taux de réussite sera moins élevé cette année, conclut Le Soir. (belga)


