Le ratio de la dette en baisse malgré la crise du crédit

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Par: rédaction
24/06/08 - 12h32

Le ratio de la dette a continué à baisser en 2007, passant de 88,2%, l'année précédente, à 84,8% du PIB, malgré un second semestre difficile sur le marché du crédit, a indiqué ce mardi au cours d'une conférence de presse le Directeur général du Trésor, Jean-Pierre Arnoldi, patron du SPF Finances. La crise du crédit continuant à sortir ses effets, l'année 2008 ne sera pas facile, a précisé M. Arnoldi.

"D'un côté, on peut être satisfait car le résultat est très positif, d'un autre côté, durant la deuxième partie de l'année, la crise du crédit aux Etats-Unis a déstabilisé les marchés, ce qui a limité les liquidités", a commenté Jean-Pierre Arnoldi. La crise du crédit continuant à sortir ses effets et d'importants remboursements étant annoncés, le Directeur général du Trésor a estimé que 2008 "ne serait pas évidente pour les gestionnaires de dette".

La Belgique reste cependant bien notée sur les marchés, conservant un "AA+" pour le rating à long terme. Sur le marché des taux, la crise du crédit aura coûté de 20 à 25 points de base à l'Etat en 2007, les autres phénomènes, plus marginaux, dont la crise politique ont également pesé. "Cela n'a certainement pas eu un effet positif", a indiqué M. Arnoldi.

En 2008, à côté des obligations linéaires (OLO), le Trésor a également émis un produit structuré, le LOBO, pour 1 milliard d'euros.

Le ministre des Finances Didier Reynders s'est réjoui de l'évolution des finances publiques, qu'il a qualifiée de "positive", cela grâce à la diminution du ratio de la dette et "la bonne tenue" des recettes fiscales. Le ministre a souligné qu'il n'y avait "pas de difficulté particulière à attendre" alors que se prépare le contrôle budgétaire. Si les recettes TVA augmentent moins vite que ce qui avait été budgété (notamment en raison de la crise de l'énergie et du pouvoir d'achat), les recettes non fiscales (compte tenu des 250 millions du secteur du gaz et de l'électricité moyennant un accord avec Suez) et l'impôt des sociétés (en ce compris les 200 millions d'euros liés à l'évaluation des intérêts notionnels) vont au-delà des prévisions. Quant aux rentrées de l'impôt des personnes physiques, "l'évolution est très correcte", a commenté mardi Didier Reynders.

Le ministre a rappelé l'exigence de la Commission européenne de veiller à limiter les dépenses. Pointée à 4,6% par le Bureau du Plan, l'inflation va entraîner une indexation anticipée en octobre ou novembre (ce qui outre des dépenses supplémentaires de 50 millions d'euros entraîne également une hausse des recettes via le précompte professionnel). L'Etat doit également consentir plus de dépenses en TVA pour la consommation d'énergie dans les bâtiments qu'il occupe.

Pour Didier Reynders, le premier objectif du contrôle budgétaire est "l'équilibre". Dans le cadre de cet équilibre, le ministre est d'avis qu'il faut examiner si une initiative supplémentaire peut être prise pour le pouvoir d'achat, même si le ministre imagine plutôt une telle opportunité dans le cadre du plan budgétaire pluriannuel. A cet égard, il est favorable à une nouvelle hausse du minimum imposable (une première hausse a lieu le 1er juillet) et à une révision du nombre de taux d'imposition comme prévu par l'accord de gouvernement. Le ministre est également partisan d'une accélération de la réforme fiscale de 2001 dont une partie n'est toujours pas intégrée au précompte. (belga)

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