Le ministre de la Justice, Jo Vandeurzen, et les assureurs sont arrivés à un accord pour parvenir à l'indemnisation des victimes de la catastrophe de Ghislenghien au plus tard début 2009, a annoncé mercredi le ministre à l'issue d'une réunion avec les représentants des compagnies d'assurances concernées. Pour Philippe Verdonck, président de la Fondation Ghislenghien, ces déclarations sont "encourageantes mais tardives".
"Une volonté commune s'est dégagée de poursuivre la recherche des voies les plus appropriées et des procédures les plus adéquates aux fins d'essayer d'aboutir, dans les meilleurs délais et au plus tard au début de l'année 2009, à l'indemnisation des ayants droit des personnes décédées et des victimes de blessures graves", indique le communiqué du ministre.
Des réunions préparatoires auront lieu au courant du mois d'août et une nouvelle réunion générale se tiendra au courant du mois de septembre prochain."Les montants restent à déterminer, c'est le but des prochaines discussions", indique-t-on encore du côté du ministre. "Il faut voir qui a déjà été indemnisé, et ensuite calculer ce qu'il faut rajouter. Mais toutes les victimes seront traitées en même temps." Le but est d'arriver à une solution extra-judiciaire qui satisfasse toutes les parties.
"Cela fait deux ans que je réclame des décisions plus rapides dans ce dossier", a expliqué pour sa part Philippe Verdonck, contacté par l'agence Belga. "2009 semble toutefois un horizon acceptable, car pour certaines personnes, les indépendants par exemple, qui n'ont pas accès au Fonds pour les accidents du travail, les ressources sont presque épuisées, et la Fondation n'a plus un sou. Il ne faut plus perdre de temps."
Il serait très simple selon lui de trouver les quelques millions d'euros nécessaires pour les personnes les plus lourdement touchées. "Une compagnie d'assurances pourrait prendre les devants et, sans s'estimer responsable pour tout le monde, avancer ces quelques millions, et ensuite se retourner contre les coupables une fois toutes les responsabilités établies", a-t-il expliqué.
Philippe Verdonck et la Fondation Ghislenghien souhaitent avant tout que les victimes soient indemnisées de la même façon que si elles avaient entamé des procédures judiciaires. "Je suis contre la notion de forfait, il faut indemniser proportionnellement aux dommages."
Enfin, Philippe Verdonck espère qu'on gardera les structures qui ont déjà prouvé leur efficacité dans le versement de dommages aux victimes, afin de ne pas encore ralentir le processus d'indemnisation. (belga)


