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PCPM: les trois inculpés sont sortis de prison

Constant Hormans, à sa sortie de la prison de Saint-Gilles.
7S7 mise à jour   Wahoub Fayoumi, Constant Hormans et Abdallah Ibrahim Abdallah, inculpés du chef d'appartenance à une organisation criminelle, ont été libérés ce jeudi de la prison de Forest pour la première et de la prison de Saint-Gilles pour les deux autres, respectivement à 13h50, 15h45 et 16h25.

Les deux premiers ont exprimé à la sortie de la prison leur solidarité avec Bertrand Sassoye, le 4e inculpé de ce dossier qui restera en détention à la prison de Forest, à la suite d'un arrêt rendu par la Chambre des mises en accusations de Bruxelles. Ils considèrent tous les deux le maintien en détention de Bertrand Sassoye, l'ex-membre des CCC, comme injuste. "Nous devrons préparer notre défense", a déclaré Wahoub Fayoumi à sa sortie de prison à Forest, rappelant qu'elle et les deux autres membres du Secours Rouge libérés restaient inculpés.

Constant Hormans a déclaré que le dossier de Bertrand Sassoye était identique à celui des autres inculpés mais que l'ex-membre des CCC était victime de son passé judiciaire. Il a également témoigné sa solidarité envers Jean-Pierre Legros, également membre du Secours Rouge et qui a été privé de liberté pour ne pas avoir respecté, selon le parquet, les conditions de sa libération. Celui-ci poursuit une grève de la faim. Constant Hormans a indiqué que le parquet fédéral tentait de criminaliser les activités du Secours Rouge, dont les quatre inculpés sont membres.

Abdallah Ibrahim Abdallah n'a lui pas souhaité s'exprimer devant la presse. Une délégation de membres du Secours Rouge a accueilli les trois inculpés à leur sortie de prison et a manifesté devant la prison de Forest où est maintenu Bertrand Sassoye.

Wahoub Fayoumi a dit qu'elle avait passé une période très difficile mais que son séjour en prison s'était "bien passé". "Il n'existe pas un seul indice de suspicion de terrorisme dans ce dossier", a déclaré la journaliste, qui n'a pas souhaité en dire davantage sur le dossier en raison du secret de l'instruction. Elle estime que l'application de la loi anti-terrorisme pose question.

Constant Hormans a expliqué qu'il était totalement isolé en permanence à Saint-Gilles. Il a dénoncé la brutalité de son interpellation à son domicile. Il estime que "le dossier tente de criminaliser les activités de solidarité du Secours Rouge et politiques de manière plus générale". Il a expliqué qu'il avait été questionné au sujet de manifestations organisées notamment à l'occasion du 1er mai ou en faveur de prisonniers basques et qui étaient parfaitement légales selon lui. Ces manifestations étaient d'ailleurs annoncées au moyen d'affiches, a-t-il précisé. Constant Hormans n'a pas apporté d'explications au sujet des photographies des inculpés retrouvées en février 2007 en Italie. (belga/7sur7)
26/06/08 18h25
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