Benoît Dewilde condamné à 35 ans de prison

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Par: rédaction
27/06/08 - 17h59

Benoît Dewilde (22 ans) a été condamnée vendredi à une peine de 35 ans de prison par la Cour d'assises de Liège, décentralisée à Verviers. Plus tôt dans la journée, il avait été reconnu coupable de tentative d'assassinat, d'enlèvement, de viol, d'attentats à la pudeur, de coups sur un enfant de 9 ans au moment des faits. L'accusé a aussi été condamné pour détention de matériel pédo-pornographique.

Après le verdict de culpabilité des jurés de la Cour d'assises, l'avocat général Damien Leboutte avait requis une peine de 35 ans de prison avec, en plus, 10 ans de mise à disposition du gouvernement. Le ministère public avait souligné le fait que l'accusé n'avait fait preuve d'aucune sincérité, même pas dans ses aveux, qu'il était froid, calculateur, manipulateur et surtout qu'il n'avait laissé aucune circonstance atténuante à sa victime. "Dès lors, Monsieur Dewilde, vous n'en méritez pas non plus", avait-il conclu.

La défense, Me Luc Balaes, avait surtout plaidé pour que la mise à disposition du gouvernement ne soit pas retenue. Il avait aussi sollicité une peine inférieure à celle requise par l'avocat général en soulevant de nombreuses circonstances atténuantes en faveur de son client. L'avocat a réclamé qu'il soit tenu compte de son jeune âge, des regrets de son client envers la victime et sa famille, son absence d'antécédents judiciaires ainsi que sa capacité de réinsertion par le travail. Me Balaes a ausssi souligné que son client avait déjà entamé une thérapie pour comprendre ce qui lui était arrivé.

Les faits s'étaient déroulés le14 juillet 2006 à Verviers. Le Disonais avait emmené, en balade, l'enfant d'une amie pour assouvir ses penchants pervers. S'arrêtant durant la promenade en voiture, il avait violé sa victime. L'enfant déclarant qu'il allait en parler à sa mère, Benoît Dewilde l'avait alors frappé puis étrangé. Le pensant mort, il avait ensuite mis le corps dans la voiture avant de s'arrêter sur un petit chemin du côté de Jalhay. Retiré du coffre, l'enfant avait alors réagi en mettant son bras autour du cou du Disonais, qui surpris, avait lâché l'enfant avant de le frapper à trois reprises avec une pierre au niveau du crâne. Il avait abandonné le corps à cet endroit. Le lendemain, deux promeneurs découvraient l'enfant dans un état critique. (belga)

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