Le président du FDF, Olivier Maingain, estime que la Flandre, en excluant les gens par une discrimination linguistique, mène la politique du parti flamand d'extrême droite Vlaams Belang. Dans une interview accordée samedi au quotidien La Libre Belgique, il demande aux partis flamands de condamner les règlements qui excluent les non francophones.
"Je demande une condamnation sans ambiguïté à l'égard des communes flamandes qui visent à exclure du bénéfice des droits fondamentaux des catégories de citoyens qui ne sont pas que francophones", réclame M. Maingain, rappelant que "les conventions internationales stipulent bien que pour avoir accès à la propriété, pour bénéficier d'aide sociale, le critère linguistique ne peut pas être une condition en rapport avec l'exercice de ces droits fondamentaux".
Le président du FDF estime par ailleurs que pour mener à bien les négociations institutionnelles, "il faut que francophones et Flamands aient la même lecture des droits fondamentaux". "Sans cela, il faudra une consultation des instances européennes qui fixent le cadre dans lequel on peut agir sur ces questions", annonce-t-il.
Saluant les écologistes flamands qui veulent revoir les conditions linguistiques inscrites dans le "wooncode", Olivier Maingain demande aux autres partis flamands de dire "que ces méthodes-là seront à jamais bannies" et qu'ils fassent pression sur leurs mandataires locaux pour qu'elles soient retirées. "Sinon, on va vers un problème majeur", prévient-il.
"C'est finalement une politique digne du Vlaams Belang qui est menée: exclure des gens par une discrimination linguistique, c'est ce que propose le Belang dans son programme", conclut M. Maingain. (belga)


