MISE À JOUR
"Nous souhaitons que dans les jours qui viennent le gouvernement se consacre aussi aux discussions budgétaires et donc à l'emploi et au pouvoir d'achat des citoyens", a dit le président du MR Didier Reynders, lundi à l'issue d'une réunion de l'Intergroupe parlementaire du parti.
Veiller à poursuivre la diminution de la dette et pour cela assurer l'équilibre du budget 2008 d'une part et activer le marché de l'emploi d'autre part sont essentiels pour dégager des marges de manoeuvre pour l'avenir.
"Le gouvernement doit aussi tracer les grandes lignes de sa politique pour la période 2009-2011 en s'engageant clairement dans une réforme fiscale avec un abaissement des charges qui pèsent sur le travail et en veillant à améliorer la situation des pensionnés pour garantir un meilleur pouvoir d'achat aux citoyens", a expliqué Didier Reynders.
Parallèlement, il faut poursuivre les négociations sur le plan communautaire. Et d'insister sur le fait que quand on parle budget de toute façon le communautaire n'est jamais loin. Lorsqu'on parle d'activer le marché de l'emploi, il faut par exemple tenir compte de la différence de situation entre la Flandre où le chômage n'est plus que de 5,4% alors qu'il est de 15,4% en Wallonie et de 19,5% à Bruxelles.
"Nous espérons pouvoir avancer sur les deux fronts. Le tout est de savoir si tout le monde est prêt à avancer et à toucher à certains symboles", a conclu Didier Reynders pour qui le gouvernement devra présenter le 15 juillet une déclaration avec à la fois des grandes options socio-économiques et un volet communautaire et obtenir la confiance du parlement.
Le président du MR a insisté sur le fait que les représentants de la CGSLB et de la FGTB avaient été reçus lundi matin au MR. "Je suis content de constater que l'idée d'une nouvelle réforme fiscale gagne du terrain. C'est la première fois que la FGTB demande une diminution d'impôt pour les faibles et les moyens revenus, une thèse que nous défendons au MR depuis des mois", a-t-il dit.
A propos de la TVA sur l'énergie, M. Reynders a, là aussi, rappelé la position de son parti à savoir qu'il est préférable d'aider les citoyens à faire des investissements économiseurs d'énergie et dans ce cadre de trouver des formules ciblées pour les faibles revenus. Le secrétaire d'Etat Bernard Clerfayt fera des propositions à ce sujet, a dit Didier Reynders. "Pour ma part, je préfère agir le plus directement possible via une diminution sur facture que d'obliger les gens à aller au CPAS pour bénéficier d'une intervention", a-t-il commenté.
Par ailleurs, il s'est refusé à commenter les débats du week-end au cours duquel le président du MR Olivier Maingain a notamment traité le premier ministre Yves Leterme d'autiste, qualifiant les dernières propositions sur BHV de "plutôt insignifiantes". "Ce n'est pas mon métier de commenter les commentaires", a-t-il dit.
Pour certains observateurs, M. Maingain a rompu la trêve qu'observaient jusqu'à présent les négociateurs. "Je n'avais pas remarqué qu'il y avait une trêve à moins de considérer que Kris Peeters (ministre-président CD&V/N-VA du gouvernement flamand) vit sur une île", a ironisé le président du MR. Et d'ajouter que lui-même avait récemment, une nouvelle fois fait l'objet des sarcasmes de Philippe Moureaux (PS).
"Ma préoccupation, c'est le débat sur Bruxelles et sur ce point les francophones ont une position commune et je continuerai à veiller qu'il en soit ainsi", a dit M. Reynders. "Ce n'est pas un front mais une position commune", a-t-il insisté. Dans les couloirs du parti, certains parlementaires qualifiaient l'atmosphère à l'intergroupe de "raisonnablement optimiste". (belga)


