La FGTB de Charleroi a mené une action mardi devant le CPAS de la ville, pour souligner les difficultés croissantes de la population, atteinte dans son pouvoir d'achat.
Au cours de cette manifestation qui a rassemblé une trentaine de personnes, il a été rappelé que le CPAS, jadis dernier filet social, était désormais de plus en plus appelé à l'aide, notamment par des pensionnés, dont la pension ne suffit plus. En un an, à Charleroi, les demandeurs d'allocations du CPAS en provenance du chômage ont augmenté de 4%. Fin 2007, 11.579 aides du CPAS avaient été accordées. De même, le Fonds mazout a fait l'objet de 9000 demandes, contre 3682 l'année d'avant.
Un constat similaire existe en ce qui concerne le service de médiation de dettes du CPAS: il a fait l'objet de 1093 demandes en 2007, dont 648 ont pu être satisfaites. Les autres ne l'ont pas été en raison de l'encombrement chronique de ce service, qui compte pourtant aujourd'hui dix médiateurs, explique Bernard Dallons, le président du CPAS. Là encore, le constat est quotidien: les problèmes d'endettement ne sont plus le seul fait de sans emploi ou de situations précaires, mais aussi celui de travailleurs et de ménages dont les revenus ne suffisent plus. (belga)


