Le député fédéral socialiste flamand Bruno Tobback a plaidé jeudi pour la généralisation de la pension complémentaire à tous les travailleurs. Pour ce faire, le gouvernement devrait investir 2,4 milliards d'euros d'ici 2011, faute de quoi, selon l'ancien ministre des Pensions, l'Etat ne sera plus capable de garantir une pension convenable à grand nombre de retraités.
Pour étayer ses propos, M. Tobback s'appuie sur une série de rapports récemment publiés (Conseil supérieur des Finances, Commission vieillissement, Bea Cantillon), qui n'annoncent rien de bien réjouissant pour l'avenir des pensions. S'il admet que les problèmes liés au vieillissement ne peuvent être résolus d'un coup de baguette magique, il accuse cependant le gouvernement d'aggraver la situation en reportant la facture à plus tard, ce que le député qualifie de gestion à crédit.
Pour lui, il faut donc généraliser le "deuxième pilier" des pensions, auquel les catégories les plus basses de revenus font encore peu appel. Concrètement, M. Tobback estime qu'il faut prévoir 0,8 milliard l'an prochain, 1,6 milliard en 2010 et 2,4 milliards à partir de 2011 pour garantir à chacun une pension complémentaire. Combiné à une adaptation du bien-être de 1%, qui débouche sur une augmentation de la pension légale, cela doit aboutir à ce que la pension complémentaire couvre à terme au moins 10% du pouvoir d'achat des pensionnés "moyens", a-t-il affirmé.
Le financement devrait être couvert moitié par l'Etat, moitié par les cotisations patronales. Il en coûterait ainsi 2,4 milliards à l'Etat d'ici 2011. Un effort que le gouvernement peut accomplir sans grande douleur, affirme le socialiste flamand. (belga)


