Un tram a été la cible de coups de feu samedi soir à Blankenberge. La police du Coq/Bredene suppose que les tirs provenaient d'une carabine à plombs. On n'a trouvé aucune douille à l'extérieur, ni à l'intérieur du tramway, ni même le moindre impact de balles sur la carrosserie.
Une fenêtre, située sur le flanc du tram, a éclaté mais n'a pas fait de blessés. Personne n'a été touché. Le suspect a, vraisemblablement, tiré depuis les dunes qui bordent la ligne. La police a été rapidement alertée via le système d'alerte interne du tram. Selon Dirk Schockaert, le porte-parole de De Lijn en Flandre occidentale, c'est la deuxième fois en une semaine que le tram de la Côte est la cible de tirs.
La police enquête afin de déterminer si cette agression a un rapport ou pas avec l'autre fusillade qui a eu lieu sur cette même ligne la semaine dernière lorsque le pare-brise arrière du tram avait aussi explosé à la suite de coups de feu. Le premier incident s'était produit entre Wenduine et Blankenberge et le tramway avait poursuivi son itinéraire jusqu'à Blankenberge où le constat des faits avait pu être dressé. Là non plus, le coupable n'avait laissé aucune trace.
Cette fois, tous les conducteurs de trams ont décidé, cette fois, d'interrompre leur service et de rejoindre le dépôt de trams. La direction de De Lijn condamne vigoureusement ces actes et insiste sur le fait qu'elle a pris diverses mesures depuis 1999 pour lutter contre l'agression sur les tramways.
Son plan de sécurité prévoit 16 points d'action dont, entre autres, la formation supplémentaire des conducteurs, la concertation régulière avec les services de la police, la télésurveillance sur les tramways et le détachement de personnel supplémentaire. La société De Lijn souhaiterait rapidement se mettre à table avec la police afin de mener une nouvelle concertation. (belga)


