Selon Karel Van Eetvelt, administrateur délégué de l'Unizo, la proposition de Joëlle Milquet va favoriser le travail au noir.
De nombreux employeurs flamands des secteurs de l'horeca et de la vente au détail connaîtront des difficultés si la ministre de l'Emploi Joëlle Milquet (cdH) impose sa proposition de limiter aux seuls mois d'été les possibilités de jobs d'étudiant à cotisations sociales favorables, réagit lundi Karel Van Eetvelt, l'administrateur délégué d'Unizo, l'organisation flamande des classes moyennes.
"Les étudiants gagneront moins. La proposition incite donc à recourir au travail au noir", dit-il.
La proposition de Joëlle Milquet ne prend par ailleurs pas du tout en
compte la réalité du marché de l'emploi flamand, selon l'Unizo. "Les étudiants ne prennent pas la place d'autres employés. Ils remplissent en fait les postes vacants les week-ends et soirées", insiste l'organisation.
L'Unizo rejette également l'idée qu'un recrutement normal n'est pas
plus cher que celui d'un étudiant. L'organisation plaide pour 50 jours de travail par an, sans restrictions de période, lors desquels l'étudiant pourrait bénéficier de cotisations sociales favorables. (belga)


