Le commissaire général de la police nie tout favoritisme

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Par: rédaction
7/07/08 - 14h58

Le commissaire général de la police fédérale, cible depuis quelques jours de critiques dans la presse, a nié lundi qu'il y ait eu des promotions illégitimes au commissariat général.

"Je veux rectifier des faits faux", a dit Fernand Koekelberg, au cours d'une conférence de presse qu'il avait convoquée lundi matin, soulignant que les faits qui lui étaient reprochés dans la presse n'avaient pas été recoupés et qu'ils ne correspondaient pas avec la réalité.

Il a ainsi expliqué que les deux collaboratrices qui avaient récemment accédé au commissariat général pour des emplois de niveau A (diplôme universitaire) alors qu'elles ne disposaient pas d'un tel diplôme, n'y étaient pas nommées. "Il ne s'agit pas de nomination mais de commissionnement dans une fonction supérieure à titre provisoire", a expliqué M. Koekelberg, soulignant que c'est un procédé très courant, non seulement à la police, mais également dans toute la fonction publique.

Un tel commissionnement implique qu'elle ne se retrouvent dans une telle fonction que durant une durée limitée, un peu à l'image du personnel des cabinets ministériels qui quittent leur poste quand leur patron s'en va. Elles reçoivent une allocation supplémentaire le temps qu'elles restent à ce poste.

La presse a fait état d'un "traitement mirobolant pour ces deux dames. Elle a cité 1.000 euros nets de plus par mois", dit M. Koekelberg pour qui "C'est à tomber à la renverse". Ce commissionnement se traduit par 300-330 euros supplémentaires, souligne-t-il précisant que leurs pécules de vacances, heures supplémentaires ou primes de fin d'année sont calculées sur l'ancien traitement, de niveau C.

Il a tenu à préciser que la deuxième collaboratrice n'est pas la secrétaire personnelle de Jean-Marie Van Branteghem, directeur général de direction soutien et appui, mais directement au commissariat général. Commentant le cas de ces deux collaboratrices, le sénateur Jean-Marie Dedecker (LDD) avait parlé, lundi dans De Morgen, de "culture Mata-Hari à la police fédérale".

M. Koekelberg a nié avoir fait exercé une "douce pression", comme l'écrivait lundi De Morgen, sur le directeur des services juridiques de la police fédérale, pour qu'il rende un avis positif sur le commissionnement de la première collaboratrice.

"Je ne sais même pas si le directeur des services juridiques a rendu un avis. Je démens formellement avoir exercé la moindre pression", a dit M. Koekelberg. Il s'étonne que l'on revienne sur la nomination de la première collaboratrice, dénoncée une première fois en novembre 2007 et qui fait l'objet d'une enquête au Comité P. "J'ai d'ailleurs été entendu, à ma demande, au Comité P, le 30 décembre 2007", ajoute M. Koekelberg.

Il a démenti tout favoritisme dans un "projet école" mené par la police fédérale dans une école de Lessines où les enfants de cette collaboratrice sont scolarisés. Le projet que cette école menait en matière d'éducation à la sécurité routière avec la cellule éducation et formation de la police fédérale était "splendide", dit M. Koekelberg. Il s'y est rendu à plusieurs reprises depuis septembre 2007, "jamais en hélicoptère mais en voiture", précise-t-il, démentant des articles de presse.

Il souligne que cette expérience, qui a notamment permis à des élèves de suivre des stages à la police, a été qualifiée de concluante à la fin juin et qu'elle pourrait être étendue à une école flamande à Torhout. (belga)

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