Les passages à niveau en Belgique sont trop dangereux, estime Touring dans un communiqué diffusé ce mardi. Ainsi, si le nombre de passages à niveau a fortement diminué, passant de 3.929 en 1980 à 2.038 actuellement, le nombre d'accidents reste de 60 par an en moyenne, selon une étude de la Fédération Internationale de l'Automobile (FIA) à laquelle Touring et d'autres clubs automobiles européens ont participé.
Un accident aux passages à niveau sur dix est fatal, et même deux sur trois lorsque des piétons sont impliqués. Et Touring de comparer avec la situation en Allemagne, qui compte dix fois plus de passages à niveau mais deux fois moins d'accidents qu'en Belgique.
Signalisation
Le club automobile plaide dès lors pour une uniformisation de la signalisation ainsi qu'une réduction du temps d'attente devant un passage à niveau. "Une bonne solution serait d'équiper les passages à niveau de feux rouges comme aux carrefours "classiques". Cette signalisation est au moins claire pour tout le monde", dit-il.
440 lieux sans barrières
"L'installation de radars aux passages à niveau dangereux peut être utile mais un investissement dans une infrastructure "motivante" et un service efficace est aussi nécessaire", note Touring. Ainsi, en Belgique, 1.300 passages à niveau ne disposent que de demi-barrières et 444 n'en ont pas du tout. "Seulement 15 passages à niveau sont équipés d'un système de détection qui évite de rester bloqué entre les barrières", insiste l'organisation.
2 minutes
Selon cette dernière, la période d'attente est également "psychologiquement importante" et doit être limitée à 2 minutes maximum. Touring souligne que le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire belge, Infrabel, reçoit "des milliards de subsides par an du gouvernement", bien plus que dans d'autres pays, mais qu'apparemment "la sécurité aux passages à niveau ne suit pas". Le club appelle dès lors Infrabel à investir dans des campagnes de sensibilisation sur les risques et dangers des passages à niveau. (belga)


