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"Le Voka se livre à l'amalgame"

Le président du PS Elio Di Rupo a accusé le président du réseau des entreprises flamandes (Voka), de se livrer à l'amalgame en rendant aujourd'hui l'indexation des salaires en partie responsable du moral en berne des entrepreneurs flamands et en affirmant qu'à travers l'indexation, le secteur privé "doit supporter l'appauvrissement collectif".

Pour M. Di Rupo, ce type de discours, au-delà de la provocation à l'encontre des milliers de travailleurs qui ne s'en sortent toujours pas malgré l'indexation de leur salaire, constitue une remise en cause inacceptable du modèle social belge.

Il affirme que le PS ne cédera pas "à la lancinante obsession" de certains patrons de remettre en cause l'existence, même partielle, de l'indexation, car se serait ouvrir la boîte de Pandore et prendre le risque que, petit à petit, on en vienne à remettre en question l'indexation en soi. C'est l'index qui évite en partie l'appauvrissement accéléré de la population, et non l'inverse, souligne le communiqué publié par le PS.

Comme le confirme l'enquête que le Voka a lui-même réalisée, c'est bien plus au mauvais contexte international et à l'instabilité économique internationale qu'il faut imputer les difficultés rencontrées par nos entreprises. L'aventure dans laquelle se sont engagées plusieurs banques et institutions financières belges, avec les conséquences désastreuses sur l'économie et le moral de tout un chacun est-elle due à l'indexation des salaires? demande encore le parti socialiste.

Elio Di Rupo remarque que l'enquête du Voka prouve une fois de plus que la priorité est de tout mettre en oeuvre pour que notre pays sorte de la crise communautaire et se préoccupe avant tout du socio-économique, "ce qui est l'exigence première du parti socialiste".

Selon l'enquête en question du Voka, le réseau flamand des entreprises, menée auprès de 877 sociétés, il apparaît que la confiance des entrepreneurs est à son niveau le plus bas depuis plus de 2 ans. D'après le président de l'organisation Urbain Vandeurzen, cette chute de confiance est due en premier lieu au mauvais contexte international.

Mais il estime aussi que l'immobilisme au niveau fédéral est la seconde cause d'incertitude et que le fait que le secteur privé doit supporter l'appauvrissement collectif, par le système d'indexation automatique entre autres, a également une grande influence. (belga/7sur7)
09/07/08 20h30
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