Un enfant de six ans, Noah, a été grièvement blessé par un rottweiler dimanche à Dampremy (Charleroi), a indiqué la chaîne RTL-TVi. Les faits, apparemment dissimulés par les propriétaires du chien qui sont aussi les parents de la victime, n'ont été portés à la connaissance des autorités judiciaires que mardi.
L'agression s'est produite rue Ferrer, à Dampremy, quand l'animal a sauté une barrière et s'est jeté sur l'enfant, le mordant au thorax et au visage. Le petit Noah a été admis à l'hôpital Notre-Dame, à Charleroi, où les médecins ont notamment constaté qu'il avait la lèvre arrachée par le chien.
Les faits sont restés secrets, jusqu'à mardi. Selon des informations recueillies à Charleroi, les propriétaires du chien sont allés le mettre en pension dans un chenil, prétextant un départ en vacances plutôt que d'alerter les autorités judiciaires qui auraient pu décider d'euthanasier l'animal.
Le parquet de Charleroi, finalement prévenu, a ouvert une information et a pu obtenir des propriétaires cette autorisation d'abattre l'animal, la législation interdisant actuellement de pratiquer cette euthanasie sans leur accord. Elle a été pratiquée mercredi.
L'état de l'enfant reste sérieux, mais ne le met pas en danger, indique-t-on encore. Il risque cependant de conserver d'importantes séquelles de l'agression.
Pour éviter ce genre de drames, des députés socialistes ont déposé une proposition de loi qui vise à responsabiliser les maîtres. Selon Patrick Moriau, on pourrait imaginer qu'il puisse y avoir, par exemple, un permis de détention du chien - réputé dangereux - qui a déjà mordu. (belga)


