Graisse à frites: l'AFSCA dément l'absence de réactions rapides

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Par: rédaction
10/07/08 - 10h51

L'Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire (AFSCA) a démenti jeudi, dans un communiqué, "l'absence de réactions rapides et proportionnées" à la suite de l'exportation par la Suède vers la Belgique de graisse de boeuf contenant des traces d'os de bovins. L'information avait été révélée mercredi soir dans le journal télévisé de VTM.

"L'Agence alimentaire ne peut accepter les accusations mensongères et quasiment diffamatoires" diffusées par la chaîne privée flamande. Dans son communiqué, l'AFSCA rappelle les différentes étapes qui ont précédé le retrait du marché de ces graisses de friture.

Le vendredi 27 juin, en fin de journée, l'Agence alimentaire a été informée via le Système d'alerte rapide européen (RASFF) du fait que de la graisse de bovins et du phosphate dicalcique, contenant de la graisse et des os provenant de la colonne vertébrale de bovins, avait été exportée par la Suède vers plusieurs pays européens.

L'AFSCA a également reçu les noms des entreprises belges qui avaient réceptionné ces produits. L'Agence alimentaire ajoute que les contacts avec les opérateurs impliqués ont été pris dès le lendemain. Le lundi 30 juin, le traçage a été lancé et une réunion a été planifiée entre les différents Etats membres concernés et la Commission européenne pour le mercredi 2 juillet.

Au cours de la réunion avec la Commission européenne, il a été décidé de renvoyer le reste des produits, qui n'avait pas encore été utilisé ou transformé, vers la Suède. Les participants à la réunion ont conclu qu'il n'était pas nécessaire de prendre des mesures supplémentaires en ce qui concerne la sécurité publique, sur base des informations transmises par les autorités suédoises. L'AFSCA a néanmoins procédé le même jour au retrait de ces lots de graisse du commerce.

Le 3 juillet, les trois opérateurs concernés et l'organisation professionnelle du secteur ont été informés de la procédure à suivre. Selon celle-ci, les opérateurs sont censés informer directement leurs clients du fait qu'on leur a livré des produits non conformes et qu'ils doivent dès lors mettre tout en oeuvre pour bloquer les produits visés qui seraient toujours en circulation. Au cas où ces produits ont déjà été vendus, les clients des opérateurs doivent eux-mêmes prévenir leurs propres clients. (belga)

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