Yves Leterme et Eric Van Rompuy le 3 septembre 2006 pendant la 26e édition du Gordel.
Le bourgmestre de Linkebeek, Craainhem et Wezembeek-Oppen, ne donneront l'autorisation à l'organisation au passage du Gordel qu'à la condition que les organisateurs s'engagent à garantir le caractère strictement sportif de l'événement en n'autorisant aucune expression de message politique.
Les bourgmestres Damien Thiéry, Arnold d'Oreye de Lantremange et François Van Hobrouck, enverront le 14 juillet une lettre à Carla Galle, administrateur général de BLOSO (l'équivalent flamand de l'ADEPS) pour lui dire à quelles conditions ils donneront l'autorisation au Gordel de passer par leurs communes respectives.
Ils demandent à Mme Galle de prendre deux engagements. D'une part, en aucune manière, les organisateurs n'autoriseront ni ne toléreront de la part des participants, l'expression de messages sous quelle que forme que ce soit (drapeaux, tee-shirts, distribution de tracts, calicots, etc.), en rapport avec l'actualité politique belge.
D'autre part, les organisateurs, "soucieux de promouvoir les valeurs universelles du sport", doivent condamner sans équivoque toutes les pratiques discriminatoires et affirmer le caractère purement sportif de cette manifestation. Et le bourmgestre de Linkebeek de préciser qu'il demande "une condamnation explicite des récentes décisions prises par les autorités de Zaventem, Vilvorde ou Overijse".
Ils concluent leur lettre en ajoutant que "si ces conditions ne devaient pas être rencontrées et qu'en conséquence la manifestation projetée ne revêt pas un caractère purement sportif", afin d'assurer le maintien de l'ordre public, il devra prendre les mesures de police administratives qui s'imposent.
"Tant par son intitulé explicite que par la participation de nombreux mandataires politiques et membres de différents mouvements et partis flamands, cette manifestation ne revêt pas un caractère strictement sportif mais est le support de revendications politiques", expliquent les trois bourgmestres.
Ils soulignent notamment que l'annonce de la prochaine édition du Gordel prévue pour le 7 septembre "intervient dans un contexte politique particulier". Forts de l'expérience des années précédentes, ils remarquent que "tout porte à croire que l'édition 2008 sera mise à profit par des mouvements particulièrement radicaux pour exprimer de manière encore plus forte leur volonté de remettre en cause certains droits des habitants des communes de la périphérie bruxelloise".
Cette remise en question ne correspond en aucun point à l'opinion de la très grande majorité des habitants des trois communes concernées, disent encore les bourgmestres.
"De surcroît, disent encore les trois bourgmestres, par sa symbolique d'un circuit autour de Bruxelles, le Gordel vise à relier des communes dont certaines ont pris, dans un passé récent, des initiatives particulièrement attentatoires aux libertés fondamentales et aux droits garantis par les conventions internationales ou la Constitution belge. Il en a été ainsi notamment des initiatives des communes de Zaventem, Vilvorde ou Overijse. A chaque fois, les autorités communales concernées ont pris des mesures peu respectueuses de l'Etat de droit et d'ailleurs contestées, voire dénoncées, par des autorités supérieures, dont l'Union européenne ou le Conseil de l'Europe".
Les communes de Linkebeek, Craainhem et Wezembeek-Oppem ne souhaitent pas être associées en raison de l'organisation du Gordel, "à ces communes dont les autorités font de tels choix politiques contestés". (belga)


