Manifestation d'étudiants devant l'INAMI à Bxl
Une centaine d'étudiants ont manifesté mardi à partir de 15H00 devant le siège de l'INAMI, avenue de Tervuren à Woluwe Saint-Pierre, dans le but de "maintenir une pression politique et médiatique" contre le numerus clausus. Cette action était soutenue par la Fédération des étudiants francophones (FEF) et la Fédération des étudiants libéraux (FEL).
Une trentaine d'étudiants avaient manifesté mercredi dernier devant le cabinet de la ministre de l'Enseignement supérieur Marie-Dominique Simonet.
Jeudi, les présidents du cdH et du PS ont indiqué avoir trouvé un accord pour laisser passer en deuxième année les étudiants "reçus-collés", ces étudiants en médecine ayant parfois réussi leur année avec une distinction mais recalés en raison du numerus clausus.
"Avec la chute du gouvernement, même si la décision n'est pas encore entérinée, nous sommes inquiets. Le fédéral a démontré sa volonté de résoudre le problème du numerus en élargissant récemment les quotas INAMI, même s'il n'a pas été assez loin. Le gouvernement de la Communauté française a quant à lui une marge de manoeuvre. La Flandre a privilégié l'examen d'entrée au numerus clausus. Les communautés flamande et française ont développé deux systèmes différents. Cela prouve bien qu'elles disposent de marges de man¿uvres", a déclaré Arnaud Van Praet, président de la Fédération des étudiants libéraux.
Si la FEL se dite prête à soutenir l'instauration d'un examen d'entrée, qu'elle juge plus équitable, la Fédération des étudiants francophones s'oppose, elle, à un tel examen.
"On ne peut continuer à empêcher comme c'est le cas actuellement des étudiants qui ont réussi parfois avec une moyenne de 14/20 de passer en deuxième année. L'examen d'entrée, pratiqué en Flandre ou en polytechnique, limite dès le départ le nombre d'étudiants et ceux-ci ne sont plus empêchés de poursuivre leurs études. Mais comme l'enseignement secondaire est inégal et pour éviter que des étudiants étrangers soient mieux préparés que les belges, les universités devraient mettre en place un encadrement spécifique pour aider les étudiants qui auraient échoué en juin à repasser l'examen d'entrée à la fin des vacances académiques", a expliqué le président de la FEL.
La FEF estime pour sa part que l'instauration d'un examen d'entrée ne ferait que reproduire les inégalités sociales observées entre les différentes écoles secondaires en Communauté française. La FEF considère que le numerus clausus, contre lequel elle se bat, a le mérité de permettre aux étudiants qui ont connu des débuts difficiles de rattraper leur retard. Pour la FEF, la solution doit venir de la Communauté française qui doit selon elle augmenter le nombre de diplômés pour répondre aux défis du XXIème siècle. (belga/7sur7)