L'assemblée générale a été précédée d'une réunion du Bureau du CD&V, au cours de laquelle il a également été beaucoup question d'un dialogue entre les communautés, dialogue prôné par la présidente du parti, Marianne Thyssen.
Toutes les personnalités du CD&V ne sont pas convaincues de l'intérêt d'instaurer le dialogue intercommunautaire. Pour le député flamand Eric Van Rompuy, il appartient maintenant aux francophones de prendre l'initiative.
Le CD&V a informé ses membres de la situation politique, mercredi soir, au cours d'une assemblée générale à laquelle étaient conviés les mandataires locaux du parti. Les réactions de la base étaient mitigées, certains mandataires locaux privilégiant le dialogue de communauté à communauté et d'autres estimant que la balle se trouve maintenant dans le camp des francophones.
Garanties sur la réforme
L'assemblée générale, à Zellik, a été précédée d'une réunion du Bureau du CD&V, au cours de laquelle il a également été beaucoup question d'un dialogue entre les communautés, sous la réserve toutefois de garanties quant à la poursuite de la réforme de l'Etat. Un dialogue prôné par la présidente du parti, Marianne Thyssen.
Ministres-présidents
Pour le chef de groupe CD&V de la Chambre, Servais Verherstraeten, ce dialogue de communauté à communauté doit passer par les ministres-présidents de la Région flamande, Kris Peeters, et de la Région wallonne, Rudy Demotte. Il constate avec satisfaction que les deux ministres-présidents ont été reçus en consultation par le Roi, et il voit un important pas symbolique vers le confédéralisme.
Enterrement
Mais toutes les personnalités du CD&V ne sont pas convaincues de l'intérêt d'instaurer ce dialogue intercommunautaire. Pour le député flamand Eric Van Rompuy, une telle méthode n'apporte aucune garantie supplémentaire de réussite et il craint même que cela ne se termine sous forme d'enterrement de première classe. Pour lui, il appartient maintenant aux francophones de prendre l'initiative. Un avis largement partagé par l'ancien ministre Tony Van Parys. Ce dernier réclame au moins des perspectives de réussite, estimant qu'on ne peut continuer à palabrer sans fin.
A noter que le premier ministre, Yves Leterme, n'était pas présent aux réunions de son parti tenues mercredi soir à Zellik. (belga)
- Grouwels propose un francophone et un flamand pour représenter Bruxelles
- Le Conseil des ministres de vendredi est maintenu
- Le parlement wallon consacre la Fédération et le fédéralisme à trois
- Leterme Ier en suspens, le roi consulte
- Ce que vous pensez de la crise politique
- Le pays en crise: le dossier complet
- L'heure de Didier Reynders est-elle venue?


