La nouvelle mouture du décret "Inscriptions" ne convainc pas

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Par: rédaction
17/07/08 - 16h21

La nouvelle mouture du décret "Inscriptions", rebaptisé "Mixité" doit être votée jeudi en début de soirée par le parlement de la Communauté française, qui tient sa dernière séance plénière avant les vacances.

Dès l'entame des débats, l'opposition MR a confirmé qu'elle ne voterait pas cette 3e version du décret "Arena", qui avait suscité les fameuses files devant certaines écoles secondaires en novembre 2007 et généré une agitation médiatique certaine. La chef de file MR Françoise Bertieaux n'a pas manqué de rappeler cet épisode, qui a débouché sur une deuxième version du décret, créant les "écoles adossées" à certains établissements du secondaire. Une invention qui n'a profité qu'à l'enseignement libre, a-t-elle dit.

Pour Mme Bertieaux, cette 3e version du décret s'appuye "sur le tabouret bancal" du décret Arena, qui fait l'objet de recours au Conseil d'Etat. Cette "nouvelle couche de lasagne" ne convient pas plus au MR que les deux autres, a répété la députée, qui a encore dénoncé la complexité extrême du dispositif d'inscription et un critère de mixité fondé sur la provenance communale des élèves "sans aucune pertinence". Les réformateurs ont déposé une série d'amendements.

L'opposition écologiste s'est montrée plus nuancée. Ce décret "mixité sociale" va abroger le décret "premier arrivé, premier servi" de Mme Arena, s'est réjoui Yves Reinkin. Mais sera-t-il suffisant pour supprimer les files? Il faudra pour cela que les parents comprennent les nouvelles
règles d'un dispositif particulièrement complexe, a-t-il objecté. Les places réservées à des élèves socialement défavorisés et le critère de proximité géographique réjouissent aussi les Verts. Mais ils continuent à exprimer une série de critiques: multiplication des priorités accordées à certains élèves, absence d'autonomie des acteurs de terrain, danger d'inscriptions multiples, absence de mesures d'accompagnement et d'accueil pour les familles.

La majorité a reconnu que le décret ne prétendait pas à la perfection. "Tous les pays d'Europe connaissent des difficultés et il n'existe pas de remède miracle", a constaté le chef de groupe et co-auteur de la proposition de décret, Léon Walry (PS). Mais le texte répond aux deux critères de la justice et de la liberté des parents, a-t-il dit, convenant par ailleurs qu'il faudra mener une importante opération d'information des parents.

"On est en train de changer le décret Arena qui fait l'objet des recours pour lui donner davantage de sécurité juridique", a rétorqué au MR Anne-Marie Corbisier (cdH), auteure du texte elle aussi. Elle a répondu à Mme Bertieaux que les sanctions à l'égard des chefs d'établissement qui refuseraient indûment des inscriptions -sanctions dont l'existence rend inutile le décret Arena, selon les réformateurs- n'ont jamais pu être appliquées par le précédent ministre MR de l'Enseignement, Pierre Hazette, parce qu'elles sont inapplicables. (belga)

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