La N-VA veut des garanties pour le 31 juillet qu'il y aura bien une réforme de l'Etat, sinon le parti ne continuera pas à soutenir le gouvernement a indiqué vendredi en fin d'après-midi le porte-parole du parti en réaction à la désignation par le Roi d'un trio de médiateurs.
Une des "garanties" est notamment l'acceptation par les francophones de la poursuite du processus parlementaire sur la proposition de loi de scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde. La N-VA se félicite avant tout de constater que les francophones prennent enfin leurs responsabilités pour sortir de l'impasse politique actuelle.
Scepticisme
La N-VA est cependant sceptique quant aux chances de réussite de cette nouvelle initiative. "Surtout quand on voit que Didier Reynders émet déjà des critiques et que le parlement wallon vote une résolution qui demande l'extension de Bruxelles et affirme qu'il ne peut être question d'une concurrence fiscale entre les régions", a dit le porte-parole.
Et de parler d'une dernière chance. Pour la fin du mois il faut absolument qu'il y ait suffisamment de garanties pour une grande réforme de l'Etat sinon son parti ne soutiendra plus le gouvernement. "Nous avons participé pendant 13 mois de façon constructive à des négociations. Nous avons pris nos responsabilité et nous avons donné toutes les chances à la négociation. Maintenant nous voulons des garanties pour la réalisation d'une réforme de l'Etat", a encore dit le porte-parole.
BHV
Il n'a pas voulu préciser vendredi quelles étaient exactement les garanties que demandait son parti. La N-VA communiquera ses conditions aux négociateurs, a-t-il dit. Il a toutefois laissé un peu voir dans ses cartes. Une des conditions est que les francophones acceptent la poursuite du processus parlementaire sur la proposition de loi de scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde.
La N-VA ajoute encore qu'elle n'acceptera pas de nouveau report après le 31 juillet. "Le deadline était le 15 juillet. Nous sommes déjà au-delà", souligne le parti. (belga)


