Bart De Wever (N-VA) et Stefaan Declercq (CD&V).
"On est de plus en plus pessimiste", estime-t-on dans le camp des
quatre partis francophones dont les présidents se sont réunis mercredi soir au cabinet du vise-premier ministre Didier Reynders.
Le cartel CD&V/N-VA qui est venu mercredi matin exposer aux trois médiateurs royaux "les garanties" dont doivent disposer d'ici le 31 juillet les partis flamands afin de maintenir la confiance au gouvernement Leterme, refuse une place à la Région bruxelloise à la table des négociations communautaires, écrit jeudi La Libre Belgique.
Le cartel demande d'abord que les partis francophones s'engagent
clairement à négocier la confédéralisme et que la voie soit ouverte à
cette nouvelle structure pour la Belgique.
Secondo, le cartel réclame au titre de "garantie de l'engagement
francophone" que la discussion communautaire soit un dialogue de
"Communauté à Communauté". Concrètement, cette exigence implique de facto de laisser la Région bruxelloise au vestiaire pendant les négociations. Cette demande déjà formulée à la veille de
la démission du Premier ministre Leterme est donc entièrement maintenue.
"On est de plus en plus pessimiste", estime-t-on dans le camp des
quatre partis francophones dont les présidents se sont réunis mercredi soir au cabinet du vise-premier ministre Didier Reynders. Or, fait-on valoir chez les francophones, ne pas accorder à la Région bruxelloise un statut de négociateur identique à ceux de la Région wallonne et de la Région flamande équivaut à moyen terme, "à laisser Bruxelles se faire avaler par la Flandre".
"C'est la même logique qu'avec la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde sans compensation", estime-t-on encore chez les francophones, rapporte. (belga)


