Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées jeudi soir, dès 19h00, devant la prison de Forest pour marquer leur soutien à Bertrand Sassoye, qui est soupçonné par le parquet fédéral d'avoir pris part aux activités du mouvement terroriste italien Partito Comunista Politico Militare (PCPM). L'action était organisée par le Secours Rouge. Des manifestants ont allumé des feux de détresse.
La journaliste Wahoub Fayoumi, inculpée comme Bertrand Sassoye d'appartenance à une organisation terroriste, était également devant la prison de Forest, mais elle a gardé ses distances par rapport aux manifestants. Bertrand Sassoye, qui a eu 45 ans jeudi, a été arrêté le 5 juin dernier. La chambre du conseil a ordonné mercredi sa libération mais le parquet fédéral a interjeté appel.
La compagne de Bertrand Sassoye s'est dite confiante quant à la libération prochaine de ce dernier. "Je suis en colère. La décision de la chambre du conseil est un pas en avant. Mais c'est comme si une mécanique se mettait en marche. Dès sa libération, il y a appel. Ils doivent ravaler leur orgueil. Il faut être désespéré pour poursuivre au bout d'un an et demi d'enquête. Ils s'accrochent à n'importe quel élément. Ils usent et affaiblissent les gens mais ils ont aussi créé des militants", a-t-elle déclaré.
Pour Thierry Delforge, militant au Secours Rouge, "le parquet fédéral est pris dans une spirale infernale. On assiste à une répression des opinions et de la solidarité au niveau européen. Ce phénomène touche progressivement les pays européens, hormis ceux de l'Est où le contexte est différent. La volonté en France de Nicolas Sarkozy d'extrader Marina Petrella en Italie est un exemple. Notre force est d'avoir développé un réseau international, qui est redouté par les autorités." (belga)


