"Bart De Wever veut négocier devant un miroir"

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Par: rédaction
29/07/08 - 09h59

José Happart (PS), président du Parlement wallon, estime mardi, dans une interview accordée au quotidien Le Soir, qu'aucun accord institutionnel ne pourra être conclu avant les élections régionales de 2009. Il appelle les tenants francophones du "non" à "se dégeler et invite les Flamands à jouer franc jeu".

Selon lui, tout le monde est conscient, y compris en Flandre, qu'une réforme de l'Etat consistante ne sera pas possible avant les élections régionales. "Maintenant, que l'on sache que coupler les élections fédérales avec les régionales de juin 2009, serait dramatique", insiste-t-il. "Tout serait bloqué, parce que tout serait lié à l'existence d'un accord au fédéral".

Et d'ajouter qu'un couplage des élections feraient monter les extrêmes et "la cohabitation deviendrait impossible". "Nous avons besoin de trois ans, de sérénité, de négociations à l'abri des caméras. Il faut prendre le temps", précise-t-il.

Négociations
José Happart revient aussi sur l'exigence de la Flandre pour un débat institutionnel à deux (Flamands/francophones) alors que les francophones réclament un débat à trois, avec les Régions. "Si Bart De Wever et le CD&V veulent négocier devant leur miroir, c'est leur problème! Si les Flamands veulent négocier seuls et partir, qu'ils partent. Les choses seront claires. Mais c'est à eux de faire le pas. Et si vous voulez mon avis, ils n'en ont pas envie. Ils veulent garder la main sur l'Etat Belgique. S'ils voulaient partir, ils l'auraient déjà fait. Donc, c'est à eux de reculer", dit-il.

M. Happart estime aussi que Bart De Wever "est en train d'aller un pont trop loin". "Il a bien conduit sa barque, jusqu'ici. Il a bien maintenu la pression. Mais cet ultimatum pour le 31 juillet, c'est l'erreur", commente-t-il. "Je peux discuter et m'entendre avec lui mais ce positionnement actuel, avec pour date butoir le 31 juillet, c'est celui de quelqu'un qui a peur. Je peux le rassurer: nous sommes nombreux dans les instances politiques en Wallonie et à Bruxelles, à être conscients qu'il faut réformer profondément l'Etat".

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