"Nous estimons qu'il y a quelque 10.000 offres d'emploi qui ne trouvent pas de candidats."
La construction se porte bien. Depuis 2002, le secteur a ainsi connu une croissance continue de son chiffre d'affaires et a créé plus de 20.000 emplois nets. Mais il doit néanmoins faire face à deux défis: la pénurie de main d'oeuvre et le nouvel environnement international, note jeudi Robert de Mûelenaere, administrateur délégué de la Confédération Construction, dans plusieurs journaux.
"Nous estimons qu'il y a quelque 10.000 offres d'emploi qui ne trouvent pas de candidats. Pour répondre aux problèmes de pénurie, nous travaillons sur deux fronts: en donnant plus de moyens financiers à la formation professionnelle et en essayant de donner aux jeunes une meilleure image du secteur", explique M. de Mûelenaere.
L'impact de l'ouverture des frontières représente également un défi pour le secteur de la construction. "Il faut faciliter l'embauche des travailleurs étrangers mais revoir les principes du système de détachement temporaire applicable pour les entreprises établies dans l'Union et qui permet d'offrir une main d'oeuvre à des conditions avantageuses", dit-il.
La Confédération lance donc un appel au gouvernement afin de faire face à ces défis en réformant le marché du travail. "Et ce dans trois directions: permettre un accès au marché belge du travail sans restriction, apporter les réformes structurelles qu'appelle notre régime de chômage et offrir une nouvelle orientation à l'obligation scolaire des jeunes qui ont choisi la formation en alternance", suggère encore M. de Mûelenaere.
Le secteur demande aussi que le gouvernement s'implique directement dans la négociation sur les salaires et rééquilibre la politique de réduction des charges sociales. Il entend enfin lutter contre la fraude fiscale. (belga)


