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Il y a un an le cas d'une famille d'Equateur avait ému la Belgique

Angelica et Ana Cajamarca.
Le dossier de la famille Salazar, pour lequel le conseil d'Etat doit se prononcer lundi après-midi sur sa demande de régularisation, n'est pas le premier impliquant une famille équatorienne. Il y a un, le cas d'une autre famille qui devait être expulsée, avait ému la population belge.

Ana Cajamarca et sa fille Angelica (11 ans) ont été interpellées à Dilbeek le 30 juin 2007. Elles ont été transférées au centre 127 bis en vue d'une expulsion. Le père, séparé de la mère, Javier Loja était également en Belgique en séjour illégal.

Les appels à la clémence se sont multipliés. Des parlementaires ont rendu visite au centre 127 bis à la mère et sa fille, installées depuis 5 ans en Belgique. En visite privée en Belgique, le président équatorien, Rafael Correa s'est également rendu le 17 juillet au 127 bis. Il a intercédé, sans succès, en leur faveur, estimant qu'il était "injuste qu'un enfant soit privé de liberté".

La mère et sa fille ont été libérées in extremis le 30 juillet 2007 à la suite d'une décision de justice rendue par le tribunal de première instance de Bruxelles. Elles étaient alors en route pour Amsterdam où un avion devait les rapatrier à Quito.

Le tribunal, saisi sur requête unilatérale par la défense des deux Equatoriennes, a estimé qu'Angelica devait être libérée car "les conditions de la détention ont causé un traumatisme psychologique important constitutif d'un traitement inhumain et dégradant". Ana et Angelica sont rentrées dans la soirée à Saint-Josse où elles habitaient avant leur interpellation.

L'Office des étrangers a fait appel de cette ordonnance et a obtenu gain de cause. Ana et Angelica Cajamarca, toujours sous le coup d'un ordre de quitter le territoire, ont introduit une demande de régularisation. Elle a été refusée en novembre dernier par l'Office des étrangers. Un recours a été introduit devant le conseil du contentieux des étrangers.

Le 4 septembre 2007, Javier Loja a été interpellé à Brussels Airport. Il a été transféré au centre fermé de Merksplas. Il y est resté quatre mois, le maximum de temps de privation de liberté qui pouvait, de par la loi, lui être imposé. Sa procédure d'expulsion s'était heurtée à l'impossibilité de certifier formellement la nationalité du papa d'Angelica. L'ambassade d'Équateur n'avait jamais répondu aux sollicitations de l'Office des étrangers à ce sujet.

Par le passé, Xavier Loja avait en effet introduit deux demandes de régularisation en Belgique, sous des identités et des nationalités différentes. Actuellement, la famille Cajamarca est toujours en Belgique sous le coup d'un ordre de quitter le territoire. (belga/7sur7)
18/08/08 14h17
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